Art, musique & littérature

Live report : Acontraluz Festival 2014

12 septembre 2014

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Quoi de plus motivant que de commencer la rentrée avec de la musique à fond au bord de la mer ? Et bien c’est ce que proposait Acontraluz vendredi dernier, le premier festival de musique électronique de Marseille. Et le menu de ce premier jour avait déjà de quoi mettre l’eau à la bouche : Infinity Ink, dOP ou encore LA grosse tête d’affiche de la soirée : l’incontournable Brodinski. Alors pas de playlist aujourd’hui mais un live report (par Doug) avec mes photos (toujours équipée de mon Nikon). On est allé voir ce que ça donnait et surtout danser jusqu’à plus avoir de jambes dans cette fête au coeur de la belle cité phocéenne.

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C’est donc sur les coups de 20h30 que nous débarquons sur le site du festival installé sur l’esplanade du MuCEM. Entre la mer et les lumières de la ville qui éclairent l’architecture du bâtiment signé Rudy Ricciotti rien à dire, tout est fait pour plonger le festivalier dans une atmosphère de rêve. On arrive alors tout juste pour se mettre dans le bain avec la dernière demie heure du set de Jack Ollins et Nico From Noze en B2B.

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Les deux djs offrent ici une fin de set tout en douceur entre beats house techno et quelques apparitions de sonorités sud américaines. Le soleil vient de se coucher et l’obscurité laisse place aux lumières d’un Vjing de très bonne qualité sur l’écran géant qui trône sur la scène. La musique et les images ne font qu’une et amène agréablement la suite du programme : Infinity Ink.

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Ces derniers prennent alors le relai à 21h30 tout pile et font monter la pression d’un cran. Entre lignes de basse en contretemps et grosses nappes de synthés planantes, le duo anglo-italien parvient petit à petit à chauffer le public, notamment avec leur tube « Games » qui ne laisse pas les festivaliers indifférent. Seul bémol hélas : la voix du chanteur. En effet, surmixée les trois quarts du temps, elle part en larsen à plusieurs reprises et casse un peu la dynamique du set. Néanmoins, les deux acolytes arriveront au final à faire rebondir les trois quarts du festival avec leur single phare « Infinity » où le public prendra un malin plaisir à reprendre les paroles en choeur. Fin du show, juste le temps d’aller commander un petit Rhum Coca pour affronter la suite de cette soirée qui est loin d’être fini avec le trio dOP.

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Une fois encore, on monte un peu plus en puissance avec une intro de set immédiatement accrocheuse sous fond d’arpeggiators à la Maserati. A ce moment-là, je me dis que je vais passer une bonne heure à remuer la tête sur des beats hypnotisants et puissants. Mais une fois de plus, je déchante rapidement et ce pour la même raison que le live d’Infinity Ink : LA VOIX ! Rentrez moi tout ça dans le mix ! Le chanteur semble se croire dans un concert de Prodigy en scandant des « ALL MY PEOPLE » à tout va alors que les instrus du DJ ont le mérite de créer un ensemble cohérent. On décrochera donc vite fait pour aller profiter du spot VIP qui offre une superbe vue sur l’ensemble du festival. Après quelques photos et une ou deux bières en plus, il est temps d’aller se placer suffisamment devant la scène pour savourer au maximum le set du géant des clubs : Louis Brodinski.

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A sa grande habitude, le dj rémois arrive avec le smille jusqu’aux oreilles et semble heureux et plus qu’impatient de partager ses dernières trouvailles avec les 4000 festivaliers déjà chauds bouillants.

L’écran géant laisse alors apparaître le nom de ce dernier avec l’énorme faute « BrodinskY » qui fait bien rire pas mal de monde dans la fosse. Mais passons ce petit détail. Le son est précis, à la fois pas trop fort et bien dynamique ce qui permet de savourer l’ensemble du mix dans de très bonnes conditions. Le patron de Bromance délivre alors un set impeccable, ose des variantes furtives entre techno et hip hop et maitrise son matos jusqu’au bout des doigts. Une tracklist bien pensée, originale et surpuissante mettra tout le monde d’accord durant ces 1h30 sans temps mort. Un Vjing impeccable et quelques lances flammes dispersés tout autour de la scène viendront alors ajouter du grand spectacle à ce show déjà ultra efficace.

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Il est maintenant 1h du matin et c’est au tour de Jamie Jones de clôturer cette première soirée en beauté. Entre house, techno et sons expérimentaux, le britannique met le public marseillais en trance. Ses grooves enivrants tiendront en haleine l’ensemble des festivaliers durant 2 bonnes heures et viendront alors confirmer son indéniable talent dans le domaine.

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Une dernière bière, quelques dernières photos et une barquette de frites plus tard, nous nous dirigeons tranquillement vers la sortie du festival avec les oreilles rafraichies et les jambes fatiguées. Il est temps maintenant de rentrer pour savourer un repos bien mérité avec du son plein la tête et des images plein les yeux dont nous a fait cadeau cette première soirée. En bref, un pari dans l’ensemble réussi pour les débuts de ce festival plus que prometteur.

Rendez-vous l’année prochaine pour le Round 2 !

Plus de bonheur : en attendant la nouvelle playlist vendredi, passez (ré)écouter la playlist de la semaine dernière 🙂

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1 Comment

  • Répondre Back to basics | Formally-Informal 21 septembre 2014 à 22 h 36 min

    […] que je n’ai pas écrit sur le blog (bon en fait ça fait 1 mois tout rond si on ne compte pas mon report photo pour le festival Acontraluz). Et comme à chaque fois que ça m’arrive, j’ai à la fois beaucoup de choses à dire […]

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