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MYSTERIC by Eric Antoine

La première fois que j’ai vu Eric Antoine c’était il y a longtemps dans une petite salle, le théâtre Trévise à Paris. Je m’en souviens bien, c’était ma première année de BTS communication en alternance. Je venais déposer des « banderoles » de promo à disposer dans la salle pour ce média dans lequel je travaillais – la pire année que j’ai passée d’ailleurs.

Flashback

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J’entre dans la salle, je suis intimidée. C’était un après-midi et j’avais à peine 19 ans. Eric Antoine répète quelques tours sur scène. Au détour de quelques blagues, il me propose une invitation pour venir voir le spectacle. Il joue toutes les semaines, je viens quand je veux, il me suffit juste de donner mon nom à l’entrée. Je suis intriguée, j’ai toujours été fascinée par les tours de magie. Au point que je pourrais même les regarder pendant des heures, avec les yeux qui brillent, à chercher « le truc ».

Un soir, je me décide. J’y vais. Direction le théâtre. Ce soir là, le seul soir où il est remplacé par un ami. Un breton dont je ne me souviens plus le nom. Pour autant un bon moment. Un très bon moment même mais pas d’Eric Antoine, pas de magie, pas d’émerveillement. (petite moue triste)

Et puis… 5 ANNEES ONT PASSEES. Oui. La jeune fille que j’étais est maintenant devenue une femme et – OK j’abrège. 5 années ont passées avant que je ne le vois enfin, vraiment sur scène, à l’Olympia. Un pur délice !

Pestaculaire !

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Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage, Eric Antoine campe à merveille le magicien hystérico-raté qui a pris la grosse tête. Entres des tours aux trucages grossiers et des commentaires désobligeants – désopilants, Eric Antoine se moque avec talent des magiciens, de lui-même… Et du public ! Bref, un mec absolument insupportable… qui nous fait mourir de rire. Dis Eric Antoine, tu m’en veux pas si j’t’emprunte certaines de tes blagues hein… ? OH TU TE CALMES, extrait !

Les dates à l’Olympia Un spectacle vivant avec de vrais tours de prestidigitation, de nombreuses interactions avec le public (pour faire partie des heureux élus qui montent sur scène, installez-vous devant !) et un personnage secondaire hilarant : Bernard Black, habillé en noir et persuadé d’être invisible.

J’ai envie de vous raconter tous ces moments qui m’ont surpris, amusés et fait rire mais comment vous parler davantage du spectacle sans spoiler ? Je ne vois pas mieux que : foncez le voir ! Vous ne le regretterez pas. Il sera aux Folies Bergères les 17 et 18 janvier 2013, parmi ses nombreuses dates dans la france entière. Si vous ne pouvez pas le voir sur scène, je vous ai trouvé un lien streaming pour que vous ayez un aperçu avant d’acheter le DVD du spectacle ;-)

Alors, si vous êtes tombés sous le charme, pour déclarer votre amour pour Eric Antoine, ça se passe sur Facebook et c’est ici.
En revanche si vous préférez soutenir son assistant(e) Bernard Black, GO GO GO !!

Bonne rigolade bande de canailles !

Plus de bonheur : dans la catégorie spectacle mais dans un autre registre : Il Corpo Del Teatro, pour quelques dates encore au théâtre de Ménilmontant.

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Manuel Àlvarez Bravo au Jeu de Paume

Belle découverte photographique au Jeu de Paume avec Parnasse… J’ai eu la chance d’avoir un guide pour m’orienter, alors, si comme moi vous n’êtes pas un expert sur l’artiste, je partage avec vous ses clés pour une meilleure compréhension et appréciation de l’expo. Parcours.

Un itinéraire poétique

Ce n’est ni la première exposition sur l’œuvre de Manuel Àlvarez Bravo (1902 – 2002), ni la plus grande, mais la première, construite sans l’artiste, qui veut donner un regard nouveau, en dépassant les clichés typiquement mexicains et en dévoilant une série d’images et films inédits provenant des archives.

Son œuvre, qui se déploie quand même sur 8 décennies, constitue l’un des piliers de la photographie moderne.

« Manuel Àlvarez Bravo n’est pas un photographe de scènes ni de groupes, mais de formes, d’objets, d’éléments isolés par un cadrage très directif qui les reconstruit selon l’agencement poétique de l’artiste. C’est un photographe de paysages tranquilles et d’individus solitaires, silencieux, presque toujours de dos, parfois endormis. C’est un photographe froid, lent, de solitudes et de quiétudes : un chasseur d’images, un artiste aux aguets. »

Dans sa quête de la photographie « pure », fortement inspiré par l’esthétique de Picasso, Manuel Àlvarez Bravo livre des images abstraites qui suscitent pas mal de questions sur le sujet comme sur la nature même de l’œuvre. Qu’est-ce qu’on voit sur le cliché et quelle est son échelle ? S’agit-il d’un dessin, d’une gravure, d’un collage ?

Une vision moderne du monde

Cadrée très près, un peu de côté, la réalité prend une autre forme, insoupçonnable, et peut être regardée avec un œil neuf. Il découpe le monde et extrait de la réalité avec un véritable « talent pour proposer des cadrages avec un style très personnel ». Une réponse aux provocateurs qui affirment que le photographe n’est pas un vrai créatif.

« Tournée vers une vision moderne, son œuvre est un discours poétique à part entière, autonome et cohérent en soi, construit au fil du temps. »

Il a créé des images qui n’existaient pas avant, avec un regard définitivement moderne pour l’époque. Une nouvelle vision de la photographie qui sort de l’influence « pictorialiste » qui s’inspirait de la peinture, gravure… Pour s’affirmer dans l’angle de ses prises de vue, en jouant avec l’ombre et la lumière comme avec le cadrage.

« Manuel Àlvarez Bravo utilise souvent la méthode qui consiste à placer l’appareil sur son trépied à un endroit où il estime qu’une image intéressante peut survenir, et à attendre patiemment pour l’attraper. »

En plus de l’image, le titre invite à relire le cliché, de manière différente, presque métaphorique, en y plaquant son propre imaginaire. Alors que certains titres enferment dans le tableau (comme Triptyque béton 2) d’autres, poétiques, invitent à la rêverie. Parmi ceux qui m’ont le plus fait voyagé : Le songe, Chagrin noir, Un peu gaie et gracieuse, L’enfant des autres contes, ou encore, Les amoureux de la fausse lune…

« Dans presque toutes les images, le photographe semble s’effacer, y compris dans les nus : l’appareil saisit les images de gestes privés et de rêveries intimes, où le corps s’expose mais sans se livrer entièrement. »

Un visionnaire que j’ai été heureuse de découvrir avec les éclairages d’un guide. Attention cependant aux périodes d’affluence. La majorité des clichés exposés sont en petit format ! Je remercie donc chaleureusement Parnasse de m’avoir permis de visiter cette exposition dans conditions aussi exceptionnelles.

Infos pratiques

Jeu de Paume
1 place de la Concorde
75008 Paris
Métro : Concorde

Horaires
Manuel Àlvarez Bravo. Du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013.
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à dimanche : 11h à 19h
Fermeture le lundi, y compris les jours fériés.

Plus de bonheur : Diane Arbus au Jeu de Paume, une exposition qui m’a profondément marquée…

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Il corpo del theatro

J’ai vécu, au théâtre de Ménilmontant, un moment hors du temps, plein de magie. Ambiance.

Une découverte Avignon 2012

"Ceci n’est pas une pièce de théâtre. Ce n’est pas non plus une chorégraphie. Ceci c’est un laboratoire in vivo, dont vous serez les témoins in situ. Une expérience inédite."

Un avertissement pour recevoir de la meilleure manière qui soit l’expérience que l’on s’apprête à vivre. Un spectacle hybride, entre danse et théâtre. "Un monologue intime récité à plusieurs voix" entre français et italien. Un spectacle de théâtre sur le théâtre.

"Soixante-quinze minutes où il vous sera donné de voir l’incarnation même du théâtre, sa naissance, son essence, ses sens, en musique, en sueur, en mots, en chair, en respiration."

Sur scène, 11 acteurs en quête de personnages… Des comédiens qui évoluent librement sur scène, chacun de leur côté ou ensemble, dans des ambiances et émotions différentes. Impossible de s’ennuyer. Au contraire, j’étais même frustrée de pas pouvoir "tout" voir de ce qui se déroulait sur scène !

Une parenthèse poétique

Captivée, touchée, émue. Une énergie incroyable, communicative. De la sincérité aussi. Un texte décousu, comme une introspection, ponctué de pensées, de souvenirs. Une idée nouvelle du théâtre. Un moment intime dans une salle gigantesque à moitié vide… Une situation qui m’a davantage motivée à écrire ce billet !

Ne vous attendez pas à une pièce classique avec des personnages qui s’élancent dans des tirades, des scènes, des actes. Ici tout est surprenant, les émotions on les exprime plus par le corps que par le texte, on les suggère, on les vit. Des retrouvailles, de l’amour, de la tristesse, de la douleur, de l’amusement… Chacun y verra ce qu’il voudra. Quand je suis sortie de la salle, j’ai tout de suite dit à mon amie : "Tu as vu, ces couples qui se formaient sur scène, qui se serraient le plus fort qu’ils pouvaient, qui riaient aux éclats, qui semblaient s’aimer plus que tout… Comme c’était beau !". Pour me rendre compte qu’elle n’avait pas du tout accroché et que ce qu’elle avait retenu c’était plutôt la souffrance et la douleur des séparations. Question de point de vue, de philosophie peut-être ou de l’état dans lequel on est quand on voit le spectacle.

A la manière d’une poésie, qui saura toucher certains et en laissera d’autres insensibles, cette pièce a été pour moi comme un petit bijou. Je finirais donc comme j’ai commencé ce billet :

"Ceci n’est pas une pièce de théâtre. Ce n’est pas non plus une chorégraphie. Ceci c’est un laboratoire in vivo, dont vous serez les témoins in situ. Une expérience inédite." Inédite, oui.

Infos pratiques

Il corpo del teatro – Compagnie Paola Greco
Tous les mardis à 21h

Durée : 1h15
Tarif : de 12 à 17 euros sur place, dès 8e50 en profitant de 50% de réduction sur Billet Reduc (parfois même des invitations à la dernière minute !)

Théâtre de Ménilmontant
15, rue du retrait
75020 Paris

Métro : Gambetta (ligne 3 – 3 bis)

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Crash x Wallworks, quand le Bronx débarque à Paris

Une de mes galeries préférées présente cet automne une exposition qui s’annonce comme incontournable pour les amateurs de street art… L’américain Crash débarque chez Wallworks !

John Matos

John Matos, alias Crash, est l’un des pionnier du street art. Il commence commence à poser, dès l’âge de 13 ans, des graffitis sur les lignes de métro du Bronx, au milieu des années 70. Vous connaissez surement Crash pour son style coloré et reconnaissable qui allie le lettrage propre au graffiti, au portrait inspiré des comics américains, du Pop Art.

Reconnu comme un artiste à part entière, ses œuvres ont été acquises par un nombre impressionnant de collections publiques ou privées à travers le monde comme le Brooklyn Museum et le MoMA à New York, ou encore le Stedelijk Museum d’Amsterdam.

En marge des expositions, Crash est aussi connu pour ses projets avec de grandes marques, comme Absolut Vodka ou encore Fender pour qui il customise une guitare électrique – le modèle Stratocaster – pour Eric Clapton, avec laquelle il est monté sur scène pendant une de ses tournées. Fender en commercialisera d’ailleurs 50 exemplaires baptisés Crashocasters au début des années 2000. Il a également réalisé 4 modèles de bagages pour la maison TUMI l’année dernière… Et voilà ce que ça donne !

Letting Ink Dry, le vernissage

Aquarelles (2012), peinture sur toiles et œuvres sur plaques d’immatriculation de voitures américaines (de 1985 à 2000)… Ça t’inspire ? Ça tombe bien, on t’invite au vernissage de l’exposition Jeudi 4 Octobre de 19h à 22h !

Infos pratiques

Letting Ink Dry
Du 5 octobre au 28 décembre 2012

Horaires
Du lundi au samedi 14h – 19h

Galerie WallWorks
4 rue Martel
75010 Paris

Métro : Château d ’eau (ligne 4)

Plus de bonheur : (re-)Découvre l’esprit de la galerie Wallworks à travers l’expo "Ne pas effacer" dont on parlait sur le blog au printemps dernier !

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The Brain Festival

The Brain Festival c’est un peu comme une lessive deux en un : écouter de la musique qu’on aime et faire une bonne action.

Un festival engagé

Un objectif pour le festival : réunir des fonds pour la recherche sur les maladies neuro-dégénératives. Engagement total puisque tout le bénéfice des entrées est reversé à l’association Neuroligue.

Dis Jamie, c’est quoi les maladies neuro-dégénératives ?
Ce sont des maladies assez méconnues alors qu’elles concernent près d’1 personne sur 8 ! Ca va de la maladie d’Alzheimer à la sclérose en plaques, maladie de Parkinson, en passant par de nombreuses maladies orphelines…

Le programme : des concerts, de la danse et du théâtre

Lancement du festival avec 4 jours de concerts pour les parisiens : les 20, 21, 22 et 23 septembre entre le Bataclan, la Maroquinerie et le Studio de l’Ermitage. Programmation :

Les places sont déjà en vente, retrouve toutes les infos sur l’event Facebook ! Les concerts seront suivi par des évènements culturels dans toute la France jusqu’au 3 novembre !

Pour le calendrier complet du Festival, direction :

TAKE CARE !

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