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Des amours dérisoires

Cela fait un moment que j’ai envie de vous parler d’un livre sans vraiment trouver les mots pour. Je l’ai aimé, que dire de plus. Ce livre a été le livre de mon été, de quoi apporter un peu de soleil à ce mois d’octobre !

Un livre, des rencontres

A quoi tenait donc le début d’une histoire ?

Des amours dérisoires est un livre qui parle de rencontres originales, de coups de foudre dans un zoo, de premiers rendez-vous ratés, d’architectes qui construisent des maisons de chanteurs (avec des enceintes étanches dans la baignoire pour écouter la musique en mode sous marin), de partir sur un coup de tête. Ce livre parle de Vincent, Marine, Raphaël et Juliette, une bande d’amis, tous différents à leur manière. Des histoires, parfois aux allures de VDM, qui auraient aussi pu être les nôtres.

Les premières rencontres sont chargées de toutes nos incertitudes et de tous nos espoirs.

On suit les aventures de Vincent du début à la fin. Ses amours, ses peines, ses états d’âmes (souvent typiquement masculins, avouons-le), ses techniques de drague complètement douteuses, ses moments de solitudes gênants en public qu’on connait tous un jour. Un garçon, bien garçon, sensible quand même, maladroit souvent, qui m’a fait rire. Et rire devant un livre, c’est assez rare pour le noter !

Vincent composa le numéro. Il faut être vraiment débutant en amour pour ne pas savoir qu’il est imprudent de montrer de l’emballement alors qu’une histoire n’a même pas débuté. Il est d’ordinaire de bon ton de feindre une certaine résistance, de marquer un temps, laisser en l’autre un léger doute s’installer et le désir monter. Vincent, lui, d’une nature peu calculatrice n’écouta que sa pulsion. Il appela donc..

Virginie Carton, l’auteur, est aussi journaliste spécialisée dans la chanson française. Et ça s’entend se voit! Entres les chanteurs français que l’on rencontre dans son roman et la liste de chansons que l’on retrouve à la fin, la bande originale du livre, on ne s’y trompe pas !

Au fond de lui, une voix lui soufflait que ce genre de choses n’arrivait normalement que dans les rêves. Il se demanda s’il était en train de rêver…

Pour résumer, "entre Friends et Coup de foudre à Notting Hill" annonce la quatrième de couverture, et en effet, on n’est pas loin ! Un livre touchant, accessible, et très drôle (vraiment très drôle), pour lequel j’ai eu du mal à trouver les mots, oui. Alors que dire de mieux que : lisez-le, vous passerez un très bon moment !

Partir sur un coup de tête à l’étranger avec un étranger. La vie peut être tellement sinistre. Qui ne rêve pas d’un tel enlèvement ?

Des amours dérisoires, Virginie Carton

Prix : 13e77 sur Amazon
Broché: 192 pages
Editeur : Grasset (2 mai 2012)
Collection : Littérature française

Un grand merci aux éditions Grasset de m’avoir fait parvenir ce livre avec lequel je me suis, encore une fois, régalée.

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Formally Informal is BACK !

La pause estivale fut bonne, j’espère qu’on vous a manqué… Et puis, parce que la rentrée c’est pour tout le monde et que les vacances ont assez duré (oui, puisqu’on vous le dit), Formally Informal s’est décidé à reprendre son plus beau cartable avec pleins de nouveautés à l’intérieur (oui le stylo plume gaucher-droitier qui se recharge plus rapidement qu’il ne faut de temps pour le dire. Enfin non. Enfin tu vois quoi).

Le retour des grands classiques

Bref, parce qu’on enlève pas les cours de français, de maths et d’EPS (?!), les classiques restent là évidemment ! Toujours des expos, des bouquins, et de la musique. Et plus souvent aussi. (Qui a dit que les bonnes résolutions ne se prenaient qu’en janvier ?)

Les petits nouveaux

Et puis aussi, parce que la fin du monde est pour dans quelques mois, pourquoi pas un peu de folie ! Des billets beauté, comme ça avait été initié avant l’été, des billets mode, avec des editos mais aussi des looks (messieurs je ne vous oublierai pas, promis!), des billets (inspecteurs) gadgets (et de l’humour oui. Enfin. oui.), objets design – drôles ou parfaitement (in)utiles, des tests de jeux vidéos (et pas que des CD-ROM !) et puis des surprises (t’as pas cru qu’on allait tout te dire non plus…) !

En attendant…

Si vous voulez bachoter, en attendant les nouveaux posts, voici les billets les plus lus du blog :

A la semaine… Prochaine ! Bande de canailles :)

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L’amour dans la vie des gens

Un livre. Une envie. Parlez-moi d’amour…

Toi plus moi (moins toi)

J’écris : "Mon amour, vous m’avez fait passer une année merveilleuse. Quand je vous ai rencontré, j’étais quelqu’un qui se protégeait. Bien malin qui aurait pu m’approcher, sauf quand vraiment j’avais à me prouver que j’étais une femme. Vous, vous m’avez bouleversée. Pour moi, toute cette histoire est de l’amour d’un bout à l’autre. Vos beaux yeux quand nous avons dansé ensemble. L’intrépidité que vous tenez enfouie en vous. Votre affolement au moindre contact. Votre tendresse dont je vois bien qu’elle est assoiffée. Votre solitude. A cause de tout ça, j’ai eu la foi du charbonnier. Je chérissais vos peurs parce que ça venait de vous, c’était plus profondément vous que tous les comportements de surface. Et là, je ne peux plus. Je réalise qu’il y a sûrement de belles choses dans votre vie pour que vous ayez des scrupules à la déstabiliser. Et qu’est-ce que j’en sais, moi, de l’amour dans la vie des gens ? De ce qu’aimer représente pour vous, et aussi comme danger. Mais vous êtes trop loin. Je me sens décalée. Si vous êtes là, il faut me le dire. Maintenant." Ça l’émeut, il m’invite à diner. Mais le soir, il a eu le temps de redevenir quelqu’un qui ne peut pas se permettre de recevoir une telle lettre, et à peine assis il me dit : "Il faut qu’on dîne vite parce que, après, moi, j’ai autre chose."

Admettre que, certaines personnes, l’amour qu’on leur porte les émeut. Mais que c’est peut-être leur maximum.

Les premières lignes du livre de Sophie Fontanel. Je les lis et j’ai l’impression qu’elles parlent de moi, qu’elles parlent de lui, que j’aurai pu les écrire. Je suis touchée.

1 + 1 + 1 + …

L’amour dans la vie des gens, ce sont des histoires qui se recoupent mais des histoires distinctes, des histoires vraies à côté d’histoires rêvées, des histoires d’amour surtout (ou de non amour, je ne sais plus très bien). L’amour entier, sincère, porté par l’auteure, face aux situations amoureuses, absurdes, dont se contentent les gens dans leurs propres histoires…

Je vis ce livre et je suis partagée entre espoir et désillusion, entre idéal et réalité.

Mon Dieu, comment sortir du cynisme qu’ils appellent leur lucidité ?

Relations

Vraie surprise sur la mise en page, la rédaction du livre. Je vois ce livre comme une liste. Des anecdotes, des pensées, des discours, rassemblés comme un patchwork. Pas de longs paragraphes. Des espaces entre chaque idée. Pas de chapitre non plus.

Je suis une artiste.

Matisse, à trente-six ans, termine sa période d’apprentissage. Je n’ai pas tant de retard que ça.

Parfois, toutes ces phrases m’étourdissent, et j’ai envie de crier "STOP !! Laisse moi respirer !" Parfois, je suis prise d’une frénésie sans me rendre compte que je viens d’en lire 10 pages.

Lequel de ces petits cons m’a soutenu l’autre jour que l’amour c’était la dernière jungle de l’homme industriel où, donc, tous les coups étaient permis ?

C’est pourtant rare que j’oublie un con. Autrefois j’en tombais amoureuse.

Entre intimité, spiritualité et sexualité, on passe de phrases tendres, poétiques, à un "mais je t’emmerde !" Des mots qui viennent du cœur, comme on les pense, comme on les vit. Finalement, ce livre pourrait être une conversation, ou plutôt des conversations. Des bribes qu’on attrape au vol, dont on ignore tout mais qu’on interprète avec nos clés.

Cet homme que j’aimais du plus profond de mon coeur, au point d’écrire, tout de même, "Mon amour, vous m’avez fait passer une année merveilleuse…", et qui n’en croyait pas un mot.

En même temps, ça avait été une année atroce, cette année sans recevoir.

Il ne voulait pas que je l’aime : "Ce qu’il y a entre nous, c’est une certaine sensualité." [...]

Parce que, si vous les aimez, ils vont être tentés de progresser. Et ça, ça les emmerde.

Des histoires conduites, tout en douceur, par un fil rouge, l’histoire de l’auteure. Sa vision de l’amour et la réaction des gens qui l’entourent. Ça se lit (vit) tout seul, pas forcément d’une traite, c’est plein d’humour, bien que parfois très noir, et vraiment insolite. J’avais envie d’avaler ce livre, et en même d’en garder pour tenir le plus longtemps possible… Un vrai coup de coeur.

Ma gardienne, le courrier à la main : "Si on n’aimait que les gens qui nous aiment, qui commencerait ?"

J’ai savouré les dernières lignes. Le lendemain, une seule envie, me replonger immédiatement dans Lettera Amorosa de René Char. Enfin ça, c’est une autre histoire…

Va parler de magie dans la maison du terre à terre.

L’amour dans la vie des gens, Sophie Fontanel
Prix : 3e80
Broché: 125 pages
Editeur : Editions 84 (4 février 2005)
Collection : J’ai lu Récit

Plus de bonheur : sur La vraie vie de Fonelle, le blog de l’auteure, également journaliste au magazine Elle !

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Clearly, ou lire L’Internet comme un livre

J’adore L’Internet pour ses ressources mais j’adore aussi lire un vrai livre parce que je m’y immerge parfaitement… Et voici un plugin que je trouve fabuleux parce qu’il me permet de concilier les deux : Clearly by Evernote !

Evernote ?!

Je suis utilisatrice d’Evernote. Pour ceux qui ne connaissent pas (quoi, ça existe encore ?!), c’est un outil parfait pour la prise de note… et les gens aussi mal organisés que moi ! Beaucoup connaissent déjà alors, pour en parler rapidement pour les autres, le concept est simple.

On prend des notes tous les jours : au travail, quand on surfe sur L’Internet, quand on cale un rendez-vous, quand on va faire les courses… Souvent sur des cahiers, post-its, ou papier en tout genre dont on détourne l’utilisation initiale genre tickets de caisse retournés ou enveloppe EDF (ma spécialité)… Et soit on en met partout. Soit on les perd (ma deuxième spécialité…).

Evernote c’est simple. Tu prends tes notes sur ton PC au travail, sur ton Mac à la maison, sur ton iPhone dans le métro, sur ton BlackBerry en sortant de réu, et aussi sur ton Android parce t’es trop geek et que t’es multi device*… Tu classes tes notes (pas seulement du texte, mais aussi image et son) par date, par tag, par thème, que sais-je, et tu les retrouves ensuite partout en te connectant à Evernote ! Bref un indispensable…

*toutes les propositions décrites précédemment peuvent être interverties.

Le petit plus vraiment cool : on peut créer des notes directement depuis Twitter et enregistrer les tweets en utilisant @myEN :D

Une expérience de lecture épurée et agréable !

Bref venons-en au fait : Clearly !

J’aime les design épurés, minimalistes, à l’image de ce blog et mon TumblR. On voit tout de suite ce qu’il y a à voir : le contenu. Oui j’ai du mal à me concentrer alors je m’aide comme je peux, notamment en évitant les éventuelles distractions! Et là Clearly, un clic et c’est magique.

Ca se rapproche des interfaces mobiles / tablettes : plus d’espaces, une plus grande taille de caractères, un vrai confort de lecture. Parfait pour les sites avec des bannières qui clignotent ou pour lire un long texte. Les pubs disparaissent et les articles sur plusieurs pages se regroupent sur une… En un clic !

Le petit plus vraiment cool : on peut aussi sauvegarder l’article pour le retrouver et le relire plus tard… Dans Evernote ! ;-)

Un meilleur confort pour une meilleure mémorisation ?

Rien n’est moins sur. Du moins, c’est ce que démontre une étude américaine. Au final, le confort de lecture et "la taille des caractères n’a aucun effet sur la mémoire, contrairement à ce qu’on pourrait penser. En revanche, la police, elle, a un effet."

C’est à dire qu’une police connue et plus facile à lire, comme l’Arial, renforce la confiance de notre cerveau et l’incite à prendre des raccourcis. Alors qu’une police plus atypique dirons-nous, telle la Comic Sans Ms (Oui. Je sais.), "nous obligent à penser plus profondément à ce que nous lisons”. Comme l’explique Daniel Oppenheimer, coauteur de cette étude. “Changer la police d’un texte et en trouver une qui soit plus difficile à lire vous forcera à être plus attentif.”

Pour conclure, " la difficulté durcit le muscle cérébral, alors que la facilité ne durcit que la confiance.". Et si c’était pareil dans pour la vie en général ? Vaut-il mieux se sentir bien en confiance mais moins agile intellectuellement ou l’inverse ? Hmm votre choix ?

Plus de bonheur : Alors faut-il encore envoyer le génial Comic Sans Criminal à ceux qui l’utilisent dans des situations… hm… Inappropriées ?…………………………………………………… SUUURE !!! :D

Sources : Typographie et attention : vive le Comic Sans MS Bold ! ; Clearly, pour clarifier votre lecture
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Des histoires vraies…

Drôles, tristes ou qui parlent d’amour. Des histoires. Oui mais des histoires vraies. Enfin est-ce vraiment sur… ?

Il était une fois…

Des histoires d’enfant, des histoires d’adultes mais toujours des histoires étonnantes et improbables ! C’est un véritable coup de coeur déniché dans la librairie du Jeu de Paume dont je voudrais vous parler aujourd’hui… Vite, un livre* ! Et que ceux qui me disent "les livres c’est pas pour moi !" attendent un peu avant de quitter cette page avec une crise d’asthme…

*"Un quoi ? Un livre ? Qu’est ce que c’est ?" Parce que dans 20/30 ans, yen aura plus. Enfin j’espère pas… (JCVD sort de ce corps)

J’aime

Le format court. Ce livre est composé de 43 courts récits. Oui on a dit COURTS, une page MAX par histoire ! (qui dit mieux  ?) Parfait pour les moins assidus d’entre nous, les pressés, les dissipés. Chaque récit tient sur une page ! Facile à lire dans le bus (ça marche aussi avec le RER et le métro hein, la voiture moins, enfin…), le soir avant de se coucher, ou sur sa pause déjeuner.

Le mode autobiographie… Qui laisse pourtant planer le doute sur la véracité des histoires mais qui rend attachante la protagoniste. On ne la connait pas bien mais il lui arrive des choses tellement folles qu’on est pris par les sentiments !

Les photographies. Pour la fraicheur qu’elles apportent au récit. Elles nous guident, nous induisent en erreur parfois. Travail intéressant des mots et des images, main dans la main.

La photographie, trace du souvenir…

"A quoi peut bien servir un livre sans images ni dialogues ?" Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Parce qu’on aime tous les livres avec des images. Chaque histoire, en plus d’être courte et souvent indépendante, est accompagnée d’une photographie en noir et blanc. Ici les photographies interviennent comme des souvenirs, des traces (des preuves ?) du passé, de ce qui s’est passé. Le texte et l’image sont unis par un lien très fort qui enrichit réellement l’expérience de lecture. Les photographie ne montrent pas, elles suggèrent en ajoutant du mystère…

Des histoires vraies ?

Oui, le titre annonce "Des histoires vraies" et le mode autobiographique est là pour le laisser croire. Pourtant on doute souvent de la véracité des récits tant ils sont incongrus et étonnants : engagée en tant que strip-teaseuse une collègue essaie de lui crever l’œil à l’aide d’un talon aiguille, ses grands parents veulent qu’elle se fasse refaire le nez à 14 ans mais le chirurgien se suicide, un amant qui débarque des Etats-Unis avec… un an de retard ! Chaque histoire est… inattendue ! Et c’est là toute la richesse de ce livre.

Alors histoires vraies ou non ? Au fond est-ce important qu’une histoire soit vraie ? Tant qu’elle fait rêver et permet de s’évader… Sophie Calle nous offre un livre accessible tout en restant poétique, poétique sans être ennuyeux. Un livre qui se laisse lire quand on le souhaite, que l’on ait une minute devant soit ou une heure. Bref, un livre pour se réconcilier avec les livres… True story ;-)

Des histoires vraies, Sophie Calle
Editions Actes Sud
12e90 en librairie, 12e26 sur Amazon

Plus de bonheur : Un livre à lire et à relire ! Véritable coup de cœur de décembre pour moi, faites en le votre en janvier :)
(okay j’étais pas très inspirée…) Et si ce livre vous plait, vous serez enchantés de découvrir que Sophie Calle en a écrit un certain nombre ! :) (toujours pas ? Bon je ferais mieux demain !)

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