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Le bonheur est-il dans le peu ?

27 novembre 2017

Matraquage publicitaire, SMS promotionnels, récap’ shopping de vos amis sur les réseaux sociaux… À moins d’habiter dans une grotte, il était impossible de passer à côté de « l’évènement » du week-end : le Black Friday. Et de se demander, une fois de plus, si, le bonheur, ça s’achète ?

Et si le bonheur était tout simplement dans le peu ? (et donc un peu dans le pré, aussi. Voilà, ça, c’est dit.)

Société de cons(ommation)

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Aaah les équipes marketing. Ces gens dont le boulot est de nous faire croire qu’on sera plus beau, plus successful et plus heureux si on achète ceci ou cela. Vous avez déjà essayé. Vous l’avez acheté (souvent cher) ce fabuleux produit. Et alors ? Heureux ? Peut-être un peu au début. Mais on se rend compte rapidement que l’effet miracle est rarement au rendez-vous, et le « bonheur » promis aussi vite parti que les euros (durement gagnés) sur votre compte bancaire. Mais ça c’était avant que ne sorte ce nouvel objet ENCORE MIEUX… et c’est reparti. Nous faisant perdre au passage, argent, énergie et temps précieux.

Pensez à toute l’énergie que vous dépensez pour acquérir ne serait-ce qu’un objet : prévoir l’achat, lire les avis, chercher au meilleur prix, gagner (ou emprunter) de quoi le payer, aller l’acheter dans un magasin, le rapporter chez vous, trouver l’endroit où le mettre, apprendre à l’utiliser, le nettoyer (ou nettoyer ce qu’il y a autour), l’entretenir, acheter des pièces supplémentaires, l’assurer, le protéger, essayer de ne pas le casser, le réparer quand on l’a finalement cassé et parfois continuer à le payer même quand on ne s’en sert plus. Maintenant multipliez ça par le nombre d’objets que vous possédez.

Je ne sais pas vous mais moi ça me donne le tournis. « Pas facile d’être minimaliste dans un monde dominé par les médias »… et être zéro déchet, encore moins ! On se retrouve vite entourés d’objets qui nous encombrent plus qu’ils nous sont utiles. C’est vrai, posez-vous la question : tout ce que vous possédez a-t-il une vraie utilité dans votre maison ?

Vous vous dites peut-être que tous les objets sont utiles. Mais avez-vous déjà lu un guide de survie ? En fait, on a besoin de très peu de chose pour rester en vie : un abri, des vêtements pour réguler sa température interne, de l’eau, de la nourriture, quelques récipients, un peu de matériel de cuisine…

« Oui mais » vous vous dites, ce à quoi je réponds oui mais :

Mais, attention, pour être utile, un objet doit être utilisé !

Moins d’objets : moins de stress, plus de libertés

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C’est vrai, « on se plaint toujours de manquer de temps. Et si c’était la faute de nos affaires ?« . Quand je pense au nombres d’heures passées perdues à prendre soin de mes affaires et ma maison… Je me dis que je passe à côté de beaucoup de plaisirs, pour pas grand chose au final. Vivre avec moins de vêtements par exemple c’est moins de lessives, moins de linge à étendre, à détendre, à plier, à ranger… (et hop du temps de gagné).

Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas ? Cela fait quelques années que j’essaie de faire du vide autour de moi. Et bien que j’arrive de plus en plus facilement à me séparer des objets qui m’entourent et, surtout, à ne plus en acheter, j’ai toujours trop de choses. J’aimerais ne garder que le strict minimum mais arrivent toujours les objets « sentimentaux » et ceux payés chers (ou contenant des données personnelles que je dois sauvegarder, comme les anciens ordinateurs et téléphones) qui me restent sur les bras. Pourtant, je ne les utilise plus depuis des années. Mais ils me prennent une place (et une énergie) folle.

C’est le livre de Marie Kondo, La magie du rangement (dont je vous parlais ici), qui m’a permis de commencer mon tri, de déculpabiliser, de remettre les objets à leur place et mon bien-être au centre. Le livre de Francine Jay, qui vient de sortir en poche (détail qui a son importance !) chez Pocket, Le bonheur est dans le peu, m’a permis d’aller encore plus loin (avec sa méthode STREAMLINE). Une check-list de 10 points pour ne garder que ce que l’on aime, et dire au revoir au reste. Le tout dans une démarche citoyenne et environnementale.

Devenir un minimaliste éclairé

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Donner plutôt que jeter, donner à des gens qui en ont besoin plutôt que garder « au cas où » depuis des années dans un placard. Se satisfaire du suffisant. Penser « globalement », sur une planète aux ressources limitées.

« Vivre simplement pour que simplement d’autres puissent vivre. » Gandhi

Car « chaque « extra » que nous prenons prive (ou privera) quelqu’un d’autre. Cet extra n’augmentera pas de façon significative notre bien-être alors que pour une autre personne, il peut être une question de vie ou de mort. » Chaque achat a un coût environnemental et humain : en avez-vous besoin au point de faire travailler des gens dans des conditions injustes, dangereuses ou inhumaines ? De transformer davantage la terre, des générations futures, en décharge géante ?

Trois pistes : achetez moins (et que l’indispensable), d’occasion, et local. Une quatrième : privilégier « les expériences » aux biens matériels. Des idées que j’aimerais développer dans un futur article… si je trouve le temps de le faire prochainement (oui parce que j’ai pas fini de me désencombrer voyez-vous). En attendant, je vous conseille la lecture de ce livre inspirant :

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Voici le livre pour vous apprendre à ranger, trier, vous alléger et vous sentir mieux. Vous découvrirez comment, vous aussi, vous pouvez cultiver un état d’esprit minimaliste et profiter des belles choses sans forcément les posséder.  Vous saurez identifier la raison d’être de chaque objet, lui trouver une place, poser des limites à l’accumulation, chérir ce que vous avez et ainsi prendre soin de votre karma. Une méthode simple et libératrice.


Francine JAY 
est la pionnière américaine du coaching en désencombrement. Elle a lancé le Minsumer Movement, mouvement consistant à lutter contre la dictature du toujours plus, à consommer moins et mieux, afin de redéfinir notre place dans le monde.

P.S. : La prochaine fois que vous avez « envie » d’acheter un objet, avant de passer à l’acte, demandez-vous : pourquoi ?

Merci aux Éditions Pocket pour cette lecture.

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2 Comments

  • Reply La Rousse Bouquine 1 décembre 2017 at 14 h 38 min

    J’étais assez sceptique face au livre de Marie Kondo – plusieurs amies l’avaient lu et avaient surtout retenu qu’il fallait jeter tout le superflu, ce qui est très peu pour moi.
    Et je suis d’accord avec le fait de faire parfois du tri, sans se débarrasser de tout pour autant : jeter tous mes livres, quelle horreur !

    Je dois reconnaître que ce livre m’inspire un peu plus vu la présentation que tu en fais !

    • Reply Julie @ Formally Informal 1 décembre 2017 at 15 h 05 min

      Le superflu n’est pas le même pour tous, l’important c’est de garder ce qui nous rend heureux. Alors si pour toi ce sont les livres, rassure-toi, ça n’est pas du tout incompatible, au contraire !! 😀
      Je serai curieuse d’avoir ton avis si tu le lis :-)
      Merci d’être passée par ici <3

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