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Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une… Verdict !

2 octobre 2017

Voilà un livre dont j’ai beaucoup entendu parlé, que j’ai beaucoup vu sur les réseaux et sur les étalages en librairies. Un livre dont le titre m’intriguais et que j’avais très envie de lire. Un livre que j’ai failli acheter plusieurs fois en grand format mais sur lequel j’ai finalement sauté dans le cadre du Club de lecteurs Pocket quand il est sorti en poche (merci aux Éditions Pocket pour cet envoi <3). Un moment de lecture complètement… inattendu !

ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu-n-en-as-qu-une-raphaelle-giordano-poche-pocket-avis-blog-litteraireRésumé :

– « Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ? »

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves…

 

J’ai lu ce livre en deux jours pour faire descendre ma PAL, parce qu’il se lit très vite… et aussi un peu pour m’en débarrasser je dois l’admettre. Ça n’a pas du tout été la révélation attendue. Dès les premiers mots, les premières phrases ça coince, je n’accroche pas. A la fin du deuxième chapitre, je pense sérieusement à abandonner la lecture. L’idée est bonne mais je trouve ça plat, creux, « cheap ». Le style me rappelle ces articles de magazines féminin bas de gamme, les jeux de mots à deux balles s’enchaînent, c’est cliché du début à la fin.

Je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur…

Mais je persévère. La première moitié se déroule sans encombre et j’ai de nouveau un coup de mou au milieu (tentation de refermer le livre, bis). Je suis finalement allée au bout après qu’une autre lectrice m’ait encouragée sur Instagram, me disant que la fin valait le coup (coucou @laurentine_ :)). Et c’est toujours une satisfaction de terminer un livre quoiqu’il arrive :-)

Cela me rappelait la petite histoire sur la persévérance que me racontait souvent mon grand-père.
– Sais-tu qui est cet homme, né dans la pauvreté, et qui a dû toute sa vie supporter la défaite ? Il aurait pu abandonner de nombreuses fois, se trouver mille raisons de le faire, mais ne le fit pas. Il avait une attitude de champion et, à force, il en est devenu un. Et un champion n’abandonne jamais. Enfant, il a été chassé de sa maison. Il a perdu sa mère. A fait faillite une première fois. A ete battu aux élections législatives. A perdu son emploi. A fait faillite de nouveau et mis dix-sept ans à rembourser sa dette. Sa fiancée est morte. Il a traversé une grave dépression nerveuse. A ete battu à la présidence de la chambre des représentant de l’Illinois, élu au congrès mais pas réélu. Il n’a jamais obtenu l’emploi d’agent des terres de son État natal, pour lequel il avait postulé. Il s’est présenté au sénat des Etats-Unis et à ete battu. A présenté sa candidature pour la vice-présidence lors de la convention nationale du parti et a obtenu moins de cent votes. Il s’est présenté au Sénat et a encore ete battu… Cet homme, Camille, c’est le président Abraham Lincoln !

Au final, le seul intérêt de ce livre, à mes yeux, réside dans les conseils de développement personnel insérés au coeur de l’histoire. La narration semble construite autour de ces « trucs et astuces » en très grand nombre (une accumulation presque indigeste parfois). Les conseils sont, pour les amateurs de développement personnel, souvent vus et revus mais un rappel ne fait jamais de mal et j’en ai malgré tout découvert de nouveaux. Je me suis même prêtée au jeu en me posant les questions posées à Camille dans le livre. Et ce même quand il s’agissait d’exercices déjà faits, car nos réponses changent finalement avec le temps. L’auteure regroupe d’ailleurs tous les concepts et exercices à la fin sous la forme d’un « Petit vade-mecum de routinologie » clair et concis.

Le temps en soi n’est pas un problème. Seul le mental peut en être un. Si vous vous persuadez que le temps est un problème, il en sera un. Si, au contraire, vous êtes convaincue que vous réussirez à en dégager, il y a de fortes chances que vous y parveniez. Essayez… Vous verrez, votre cerveau croit ce que vous lui dites.

Ma recommandation ? Sauver ce temps précieux, zapper l’histoire et ouvrir le livre directement page 243 pour aller directement à l’essentiel. Et enchainer avec un Laurent Gounelle (comme celui dont je vous parle ici). Vous aurez le même genre d’histoire et de conseils… mais en mieux.

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano, aux Éditions Pocket, 253 pages | 6,95 euros

Merci aux Éditions Pocket de m’avoir envoyé ce livre :-)

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2 Comments

  • Reply Kamouna 2 octobre 2017 at 18 h 09 min

    Aaaah ton analyse me rassure, j’ai détesté le style de l’auteur et me suis même demandé si la catégorisation « roman » n’était pas une erreur de l’éditeur :)
    Je me suis forcée à le terminer car c’était un livre offert par ma maman qui, ayant juste lu le titre, a pensé que ça changerait ma vie… (bravo le marketing)
    Il y a tout de même de bons conseils de vie mais qui seraient effectivement tout aussi utiles sans « l’histoire » qui vient avec.

    • Reply Julie @ Formally Informal 2 octobre 2017 at 20 h 45 min

      Nous sommes d’accord ! Myriam du blog Un jour un livre me disait la même chose en commentaire sur Instagram, et d’autres lectrices aussi… nous ne sommes pas seules !

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