Art, musique & littérature

Dites oui à la littérature : la première rentrée littéraire des Éditions de l’Observatoire

4 juillet 2017

Quand j’ai été contactée par les éditions de l’Observatoire pour découvrir leur rentrée littéraire, j’ai d’abord été intéressée car je ne connaissais pas cette maison (qui est née cette année !) puis surprise en allant sur leur site. Quasiment que des ouvrages politiques… Un sujet que je ne traite pas sur le blog, et pour cause, bien que j’aime les documents et essais, je ne lis pas vraiment d’ouvrages politiques au sens propre. Curieuse, je me rends à leur présentation. Et j’ai bien fait car leur rentrée littéraire est tout à fait… littéraire !

Si les documents et essais représentent la majorité des publications de cette maison (avec un premier semestre 2017 très lié à l’agenda politique, comme j’avais pu le remarqué sur le site, mais non représentatif de l’ambition de la maison m’ont-ils dit), les romans font leur entrée dans le catalogue à l’occasion de la rentrée littéraire ! Au programme : quatre livres différents qui invitent tous au voyage. Présentation et impressions.

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N’écrire pour personne, A.L. Snijders

Résumé :

Depuis 2001, A.L. Snijders romance sa vie par épisodes, en décrivant son quotidien en à peine une page. S’amusant à passer de l’anecdotique à l’universel, l’auteur, au travers de souvenirs, d’observations, de pensées intimes, de lectures, des chahuts et merveilles de la vie contemporaine, nous emmène à travers les Pays-Bas, leurs forêts, leurs Apple Stores, nous décrivant ces couples qui bataillent ou ces petites créatures sauvages qui, au détour d’un chemin, vous lancent une oeillade curieuse. N’écrire pour personne est à la fois une autobiographie de l’infime, attachante et envoûtante, et le témoignage d’un nouveau genre littéraire accessible à tous, aux confluences de la chronique journalistique, de la fable, du journal intime, du blog, de la poésie et de la microfiction.

Aaaah comme ce livre m’intrigue ! Et je sens qu’il a beaucoup à offrir. A.L. Snijders est un maître de la forme courte, nous dirons même très courte puisqu’il se donne pour contrainte d’écrire ses histoires en moins 250 mots. Des micro-romans qui mettent l’accent sur le travail du texte et la sobriété de la langue, une façon pour cet auteur de romancer sa vie, tout en jetant un regard sur le monde qui l’entoure… du haut de ses 80 ans. Et c’est la première fois qu’il est traduit en France (comme quoi, il n’y a pas d’âge).

SPITZER-sebastien-ces-reves-qu-on-pietine-rentree-litteraire-editions-de-l-observatoireCes rêves qu’on piétine, de Sébastien Spitzer

Résumé :

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

Vous commencez à me connaître… quand il y a une partie épistolaire, je mets le livre sur le haut de la pile ! Ajoutez à ça les relations mère-fille et père-fille, c’est quasiment un bingo. Alors quand le style, particulier, de l’auteur s’y mêle aussi… J’ai décidément hâte de découvrir ces rêves qu’on piétine ! N.B. : c’est un premier roman !

karine-SILLA-l-absente-de-noel_rentree-litteraire-editions-de-l-observatoireL’absente de Nöel, de Karine Silla

Résumé :

Sophie, 20 ans, partie faire du bénévolat à Dakar, doit rentrer fêter Noël en famille. La table est mise, le dîner du réveillon est prêt, les guirlandes scintillent. Tout le monde l’attend. Mais Sophie ne rentre pas. Accident ? prise d’otage ? fugue ?
Sa mère Virginie, son beau-père Gabriel, sa demi-sœur Chloé, son grand-père René, et même Antoine, son père, et Fanny, son épouse : tous partent à sa recherche au Sénégal.
Virginie a l’impression que tout ce qu’elle a tenté de construire part à la dérive. Sa fille a disparu. Antoine et Gabriel s’affrontent violemment. Fanny lui voue une haine féroce.
Sans repères dans ce pays inconnu, tous sont forcés de dépasser leurs préjugés et de se confronter aux souffrances enfouies.

J’ai très envie de le garder sur ma table de nuit celui-ci, et je ne dis pas ça (juste) parce que la couverture est magnifique (n’est-ce pas ?). Je ne suis jamais allée au Sénégal mais je compte bien y faire mon premier voyage avec cette grande saga familiale qui promet d’être riche en émotions !

sigolene-VINSON-les-jouisseurs-rentree-litteraire-editions-de-l-observatoireLes jouisseurs, de Sigolène Vinson

Résumé :

Ils sont quatre : Olivier et Éléonore, Ole et Léonie. Tous jouisseurs.
Atteint du syndrome de la page blanche, Olivier dérobe un automate, l’Écrivain, pour composer le roman qu’il n’arrive pas à créer. Sa compagne, Éléonore, visiteuse médicale, dévore sa propre cargaison de psychotropes et, dans ses hallucinations fantasques, s’empare de l’Écrivain pour imaginer Ole et Léonie.
Dans le Maroc de Lyautey, à deux siècles de là, ces derniers traversent le désert à bord de leur caravane de débauche, instillant le vice et l’alcool à mesure des escales. Comme Olivier et Éléonore, les contrebandiers cherchent à tromper leur mélancolie.
Des glaciers suisses aux dunes marocaines, du xixe au xxie siècle, existe-t-il une jouissance assez puissante pour échapper à la brutalité de l’instant terrestre et accéder à la joie de vivre ?

Je n’ai (encore) jamais lu Sigolène Vinson. Je ne la connais (pour le moment) que de nom, pour ses livres et parce qu’elle est journaliste à Charlie Hebdo. Je suis donc ravie de pouvoir la découvrir à travers ses mots et, cette idée de mise en abîme, cette interrogation sur la création, l’écriture et l’imagination avec ces deux histoires qui se recoupent, ça me plaît bien !

Alors, qu’en dites-vous ? De mon côté, je me sens chanceuse d’avoir pu découvrir cette maison d’édition et sa (très prometteuse) première rentrée littéraire en avant-première… J’espère vous avoir donné envie de découvrir ces livres à votre tour !

Si vous voulez suivre l’actualité de cette nouvelle maison d’édition, rendez-vous sur leur Instagram, Twitter et Facebook !

Pour finir, je tiens à remercier grandement l’équipe éditoriale pour la présentation et Amandine, tout particulièrement, pour cette belle matinée et ces moments de lectures à venir.

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2 Comments

  • Reply La Rousse Bouquine 27 juillet 2017 at 8 h 43 min

    Je vois « Ces rêves qu’on piétine » partout et je meurs d’envie de le lire !

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