Art, musique & littérature

Défi #52livres : Bilan et nouveau départ

26 janvier 2017

Rassurez-moi, il n’y a pas que chez moi que 2016 est passée à toute allure et avec, pourtant, une intensité folle ? Quelle année ! Je fais le bilan sur mon défi 52 livres et reviens avec de nouvelles lectures à partager avec vous :-)

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Défi #52 livres

En 2016, je m’étais fixée comme défi de lire 52 livres en 52 semaines, vous vous souvenez ? Il y a eu des semaines avec (1 livre dans la semaine comme prévu), des semaines sans (trop de choses à faire, trop de choses en tête, trop besoin de dormir ^^), des semaines au top (2 ou 3 livres en 7 jours) et des passages à vide (pas envie de lire)… Au final, j’ai lu 42 livres en 2016 ! 10 de moins que prévu, mais l’objectif était de lire davantage, et il est rempli !

Très contente de ce défi… sur lequel je repars cette année avec pour objectif 42 livres en 2017 ! Donc au moins la même chose qu’en 2016, en prenant en compte que, certaines semaines, on ne peut pas tout faire !

Voici donc mes 4 premières lectures de l’année : deux grands formats, dont une BD, et 2 poches !

couverture_a_lombre_des_cerisiers-Kero-avis-blogÀ l’ombre des cerisiers, de Dörte Hansen

Avez-vous entendu parlé de ce livre ? J’ai été heureuse de le recevoir car, de mon côté, j’avais lu des avis très mitigés alors que l’histoire m’intriguait beaucoup ! Mon avis.

Résumé :

C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines.
Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon.

Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité…

Avec beaucoup de tendresse et un humour mordant, ce premier roman brosse le portrait de deux femmes indépendantes qui vont trouver ce qu’elles ignoraient chercher : une famille.

Une histoire familiale, une histoire de réfugiées, une histoire de femmes, d’hier et d’aujourd’hui, avec au centre, une maison.

Mienne est cette maison et pas tant mienne, qui après moi viendra la dira aussi sienne.

Une vieille maison et ses fantômes, son sol qui craque, ses portes qui grincent, le vent qui souffle. Une maison qui tient bon quand les gens autour se brisent. On alterne les époques, un chapitre dans l’Allemagne de l’après guerre, puis un de nos jours. Il y a beaucoup de noms et mots allemands, beaucoup de personnages – dans chaque époque – qui ne sont pas toujours introduits (ou alors plusieurs paragraphes plus tard) et cela peut, comme j’ai pu le lire dans d’autres chroniques, porter à confusion, nous perdre. Mais à s’arrêter en cours de route, on passe à côté d’une jolie balade !

« Et comment s’est passée ta journée ma grande ? »
Elle inventait quelque chose, qui n’était jamais vrai, et personne ne s’en apercevait.
Et que sa maison s’était écroulée, qu’elle marchait chaque jour sur ses cendres, ça non plus personne ne s’en apercevait.

Le choc des générations, le changement de vie entre ceux qui quittent la campagne pour la ville et ceux de la ville qui choisissent le grand air, les modes de vie qui évoluent. Un livre intéressant aussi du point de la psychogénéalogie avec, sur plusieurs générations, des évènements qui se répètent, jusqu’à ce que quelqu’un puisse briser le cercle – si c’est possible. Et au centre, les relations mère-fille.

Toutes les filles savaient que leur mère n’était que la fille de sa mère, elle aussi, et toutes l’oubliaient. Vera aurait pu poser des questions, on pouvait tout demander aux mères.
Encore fallait-il pouvoir vivre avec les réponses.

Une lecture qui demande du lâcher-prise, qui demande à ce qu’on la laisse se raconter, quitte à ne pas tout comprendre tout de suite. Une lecture qui se lit comme on se promène dans un verger, comme on marche sur un sol qui n’est pas lisse, de la boue sur les chaussures, confronté à certaines branches qui nous barrent la route… et pourtant quel bonheur d’avoir quitté le bitume de l’autoroute ! Une lecture à apprivoiser donc, mais que je recommande.

Éditions Kero, 304 pages – 19,90 euros | Le commander en ligne

Merci aux Éditions Kero pour cette jolie découverte, une fois de plus (à lire également chez eux : Blonde à forte poitrine, reçu, lu et chroniqué, que j’avais adoré) <3

justin-bd-gauthier-avis-blog-autofiction-transexualiteJustin, de Gauthier

Aaaaah une bande dessinée ! Oui, et une bande dessinée sur un sujet touchant, actuel et essentiel…

Résumé :

Quand le prof de sport demande de former une équipe de filles et de garçons, Justine reste au milieu. Il sent bien qu’il n’appartient pas au genre qu’on lui a attribué mais il se persuade que tout le monde le sait, « sauf papa et maman ». Au fil de sa vie d’enfant, d’ado et de jeune adulte, souvent malmené et incompris, Justine va entreprendre de vivre qui il a toujours été, c’est-à-dire Justin.

Parce que oui, voilà, Justine est née biologiquement fille mais se sent garçon. Une évidence pour lui, contrairement à ceux qui l’entourent.

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Un sujet peu traité en BD… et que j’ai dévoré ! La question du rapport au corps, à son corps et aux autres est omniprésente. Mais cette autofiction fait surtout la part grande au psychologique, à ce qui se joue dans la tête du personnage, à ce qu’il ressent : de cette évidence intime ignorée par tous, la souffrance,  l’incompréhension et la peur qui en ressortent.

Une BD qui se lit très vite et que j’ai beaucoup aimé, la terminant un sourire au lèvres et avec un sentiment de « feel good ». A lire !

Éditions Delcourt, 104 pages, 14,50 euros | Le commander en ligne

Un grand merci aux Éditions Delcourt pour cette lecture !

quand-souffle-le-vent-du-nord-avis-blog-roman-epistolaire-moderne-mail-daniel-glattauerQuand souffle le vent du nord, de Daniel Glattauer

Un de mes livres préférés ! Sans le savoir, j’avais lu (et chroniqué) le tome 2 avant le premier (celui-ci), et j’ai adoré replonger dans cette histoire (même dans ce sens-là).

Résumé :

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Ce livre est tout simplement excellent ! Une de ces histoires qu’on ne veut pas quitter. Je l’ai lu petit à petit, pour faire durer le plaisir plus longtemps, le refermant parfois brusquement pour rêver à la suite, à ce qui s’est passé, à ce qui pourrait se passer… sans risquer d’aller plus loin trop vite. C’est drôle, intelligent, émouvant… Un livre incontournable de ma bibliothèque, un coup de coeur.

Je ne peux vous dire qu’une chose : foncez !  (lisez un extrait avant si vous voulez)

Le livre de poche, 352 pages, 7,60 euros | Le commander en ligne

la-vie-est-facile-ne-t-en-fait-pas-agnes-martin-lugand-avis-blog-litteraireLa vie est facile, ne t’inquiète pas, d’Agnès Martin-Lugand

J’ai découvert le tome 1 il y a quelques mois, dans le cadre du Club des lecteurs Pocket dont je fais partie (je vous en parlais ici), et j’avais beaucoup aimé (à ma grande surprise d’ailleurs !). J’ai donc sauté sur la suite des gens heureux lisent et boivent du café.

Résumé :

Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

« On se laisse entraîner par le talent de feuilletoniste de l’auteur, qui manie à merveille le suspense amoureux. » Le Figaro

« Agnès Martin-Lugand possède un incontestable sens du récit. » L’Express

Là aussi, quel bonheur de retrouver ces personnages ! Mais, contrairement à Quand souffle le vent du Nord (dont je parle plus haut) et La septième vague, ici, c’est mieux de lire les livres dans l’ordre. Alors, si vous n’avez pas lu le premier, découvrez-le plutôt dès maintenant l’article où j’en parle, ici, et ne lisez pas ce qui va suivre (attention spoiler sur le tome 1).

Si vous êtes toujours là, c’est que vous avez lu le tome 1 (sinon fuyez pauvres fous !), aussi, vous vous souvenez que dans Les gens heureux lisent et boivent du café, Diane retrouve l’envie de vivre après le décès de son mari. Dans La vie est facile, ne t’inquiète pas, on espère qu’elle va également réussir à surmonter la disparition de sa fille…

Le couple d’amis Diane / Félix fonctionne ici encore à merveille et je ne me lasse pas de leur complicité. Le livre se lit tout seul, on est vraiment absorbés par le récit et on ne voit pas le temps passer ! Cette fois encore, pas de grande surprise : on sent certaines choses venir mais, les indices qui nous mettent sur la voie arrivant petit à petit, Agnès Martin-Lugand fait doucement (et savamment) monter la pression… Un régal !

A dévorer si vous avez lu et aimé le tome 1 !

La vie est facile, ne t’inquiète pas – Éditions Pocket, 256 pages, 6,60 euros | Le commander en ligne

Merci une nouvelle fois aux Éditions Pocket pour cette lecture :-)

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Bonne année… et bonnes lectures !

Et si, malgré tout ça, vous êtes en panne d’inspiration lecture : j’ai créé ma bibliothèque virtuelle, avec mes livres en cours de lecture, et ceux lus & chroniqués sur le blog :-)

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3 Comments

  • Reply IGOR RETENO 26 janvier 2017 at 12 h 03 min

    coucou , pour les bouquins j’en ai deux pour toi su coup : la première fois que berenice vit aurelien elle le trouva franchement con de sarah sauquet et le mal amour de virginie lominet. je vais piocher dans tes lectures pour une partie des miennes du coup ; bonne journée

    • Reply Julie @ Formally Informal 26 janvier 2017 at 12 h 49 min

      Merci Igor, je note tes recommandations :-) Hâte d’avoir ton avis sur les lectures que tu vas piocher :-)
      Belle journée ! A bientôt

  • Reply Défi #52Livres : 100% Pocket – Formally Informal by Julie Duval 1 février 2017 at 12 h 34 min

    […] si vous l’avez déjà lu, je vous parle du tome 2 disponible également au format poche […]

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