Art, musique & littérature

#52livres : 4 nouvelles lectures à ajouter à votre PAL !

9 mai 2016

De belles lectures pour ce 3ème mois de défi avec le dernier livre d’une de mes auteures préférées, un livre en anglais signé J. K. Rowling où il n’est pas question de Poudlard, un roman dans la peau d’une adolescente en surpoids et un livrémotion (oui en un seul mot) que j’ai bu des yeux tellement il était bon. Je vous raconte !

lire-52-livres-en-52-semaines-idees-lectures-2016-avis-blog-formally-informal

La veillée, de Virginie Carton

la-veillee-virginie-carton-avis-blog-litteraire-editions-stockImaginez : votre père meurt et vous découvrez contre toute attente qu’il n’était pas exactement celui qui vous pensiez qu’il était. Et que vous ne pourrez plus jamais en parler avec lui. Connait-on vraiment ses parents ?

La veillée est le 3ème ouvrage de Virginie Carton. Je vous avais déjà recommandé chaudement les deux précédents sur le blog (« Des amours dérisoires » chroniqué en 2012 – déjà…! – et « La blancheur qu’on croyait éternelle » en 2014 qui vient d’ailleurs de sortir en poche). Des livres qui tiennent une belle place dans ma bibliothèque parce que je les aime beaucoup. Troisième roman donc, et même enthousiasme. Dès les premières lignes, les premières phrases, les premiers mots, je sais où je suis. Je suis dans un livre de Virginie Carton. Ça me rappelle de bons souvenirs, comme une maison de campagne où on a passé de bons moments et où il fait bon revenir. Quel bonheur !

Résumé :

« C’était si étrange, si inattendu, de se retrouver soudain tous les deux seuls après des années d’éloignement, sans conjoints, sans enfants. Juste une maison vide et un mort à veiller. »
La mort d’un père qui n’a pas livré tous ses secrets.
Deux amis d’enfance pour le veiller.
Marie et Sébastien ont une nuit pour découvrir la vérité.
Et peut-être, enfin, se la dire. Entre rires et larmes, un roman plein de tendresse et d’aveux
Un roman d’amitié.

Et tout ce qu’il peut se passer en une nuit ! Alors, on pourrait se dire que cette histoire risque d’être sombre et triste, et pourtant, à aucun moment on ne tombe dans ce genre d’ambiance. Ça devient même très loufoque par moments ! (oui j’ai utilisé le mot loufoque, moi aussi ça me fait bizarre) Les répliques fusent toujours, bien trouvées, drôles comme dans ses précédents livres. Le style est le même, les images sont là. Ici encore, je lis et je vois. Je vois Marie et Sébastien, je partage leurs émotions, j’entre dans leur intimité. Et quelle manière si douce elle a de raconter les souvenirs !

Dans une large bibliothèque, des souvenirs accumulés, des photos, et des livres entassés. Lesquels avait-il lus, aimés, relus ? Lesquels ne lirait-il jamais ?

Que dire, à part que je l’ai lu très rapidement, tout en prenant le temps de savourer chaque passage. Pour moi, lire un livre de Virginie Carton, c’est simple et agréable. J’ai l’impression de ne faire aucun effort, je la lis comme on lance le film : on s’installe et on laisse l’intrigue se dérouler devant mes yeux.

J’ai adoré. Je ne voulais pas finir ce livre. Je voudrais avoir encore du Virginie Carton à lire. Et non je ne veux pas attendre 1 an, 2 ans, 3 ans avant de pouvoir en lire un nouveau. C’est trop loin. Et en même temps, quand j’y pense, c’est comme si elle m’avait accompagné à différents moments de ma vie. Dans mon 20m2 parisien, après que mon petit ami m’ait quitté, je découvrais « Des amours dérisoires »; dans le 23m2 où je venais d’emménager, poussée par l’insalubrité finalement évidente de mon 20m2 (mais si cher à mon coeur), je me blottissais dans « La blancheur qu’on croyait éternelle »; et dans mon 45m2, où je prenais un nouveau départ, à un moment inoubliable de ma vie, je plongeais dans « La veillée », ce soir de mars, dans le tramway, sur le retour de mon premier Salon du livre en tant que professionnelle de l’édition. Chacun de ses livres me renvoie à une période bien précise de ma vie. Et ça me plait. Alors chère Virginie, je vous le dis, j’ai hâte de voir où vous m’emmènerez dans votre prochain livre, et où je serai à ce moment-là. En tout cas, merci.

Garder un secret, c’est aussi, parfois, ne pas vouloir abîmer un souvenir.

Éditions Stock, 224 pages – 18 euros | Je veux le lire aussi !
>> Pour lire un extrait : ça se passe par ici !

Merci aux Éditions Stock pour cette belle lecture <3

Very good lives: The Fringe Benefits of Failure and the Importance of Imagination, by J. K. Rowling

very-good-lives-j-k-rowling-avis-francais-blogUn livre en anglais chiné dans une petite librairie à Prague et que j’ai lu très rapidement (oui il est vraiment très court ^^).

Résumé :

J.K. Rowling, one of the world’s most inspiring writers, shares her wisdom and advice.

In 2008, J.K. Rowling delivered a deeply affecting commencement speech at Harvard University. Now published for the first time in book form, VERY GOOD LIVES presents J.K. Rowling’s words of wisdom for anyone at a turning point in life. How can we embrace failure? And how can we use our imagination to better both ourselves and others?

Drawing from stories of her own post-graduate years, the world famous author addresses some of life’s most important questions with acuity and emotional force.

Bien qu’elle ait écrit des livres pour adultes (Une place à prendre et aussi des intrigues policières sous le pseudonyme Robert Galbraith), ma connaissance de J. K. Rowling s’arrêtait jusqu’à lors à la lecture de Harry Potter. Celui-ci est particulier puisqu’il ne s’agit pas vraiment d’un livre mais du discours qu’elle a prononcé aux diplômés d’Harvard… imprimé plus tard en livre. Un livre vraiment très court d’un discours que vous trouverez aussi en ligne. Là vous vous dites, « hmm ça sent l’arnaque, tout est bon pour faire de l’argent ». Je dirais « oui, mais » cet argent est reversé à la fondation Lumos qui oeuvre pour que tous les enfants placés dans des institutions puissent grandir dans des familles.

j-k-rowling-the-importance-of-imagination-very-good-lives-extract-illustration-drawing-pic-by-blog-formally-informal

J. K. Rowling y parle de son expérience de jeune diplômée, de jeune adulte et de jeune écrivaine. Elle se livre sur sa vie, les difficultés qu’elle a rencontrées, ce qu’elle a ressenti, comment elle les a affrontées, ce qu’elle aurait aimé qu’on lui dise. Une approche très développement personnel, avec des moments de vie touchants et pas toujours faciles. Le tout superbement illustré, aussi pour donner de la consistance au livre, avouons-le.

What I feared most for myself at your age was not poverty but failure.

Elle a choisi de donner deux conseils aux jeunes diplômés d’Harvard (dont nous faisons désormais un peu partie ;-)) :

  • l’importance de faire des erreurs,
  • et l’importance de cultiver son imagination.

Et pour ça, pas besoin de super pouvoir…

We do not need magic to transform our world; we carry all the power we need inside ourselves already: we have the power to imagine better.

Un livre très court (ter) mais que j’ai aimé lire pour ce que j’y ai découvert sur J. K. Rowling, son parcours, ses valeurs, et sa philosophie de vie. Non et puis, disons-le clairement, c’est plutôt cool parce qu’en plus d’y avoir accès sans avoir fait d’études à Harvard, on passe directement au speech de graduation ! :-) Un livre feeel-good qui impulse une nouvelle dynamique et nous imprègne le coeur et dans l’esprit de bons sentiments.

Et pour ceux qui veulent directement voir le speech, le voici :

Sphere, 80 pages – 14,68 euros | Je veux le lire aussi !

Moi, la grosse, de Matteo Cellini

moi-la-grosse-matteo-cellini-editions-pocket-avis-blog-litteraireUn roman qui parle du mal-être à l’adolescence, le rapport au corps et particulièrement de l’image que l’on a de soi lorque l’on est en (sur)poids.

Résumé :

On n’est pas heureuse quand on a 17 ans et des kilos en trop. Beaucoup de kilos en trop. Dès qu’elle fait un pas hors du cocon familial, Caterina devient « Cate-la-grosse », « Cate-la-bouboule » ou « Cater-pillar ». Mais rien ne l’atteint, ni personne. Repliée sur son mal-être, elle est une forteresse imprenable.
À l’approche de son dix-huitième anniversaire, et de la fête en préparation, saura-t-elle enfin fêler la carapace des apparences ?

Alors, chose étonnante mais vraie, je n’ai rien noté sur ce livre lors de ma lecture. C’est probablement la première fois que ça m’arrive et ça reflète assez bien ce que j’ai pensé de ma lecture. Sympa, mais rien de particulier, mis à part que la fin se fait un peu attendre.

Nous sommes les héros de la démesure, parce qu’avoir des kilos en trop c’est une question de quantité, c’est tout. Pour me fabriquer, il a fallu plus de pâte à modeler que pour toi. C’est pour ça que je cours plus lentement, que je me fatigue plus facilement, que j’ai le souffle court. Pourtant, on est pareils.

J’ai été touchée par cette ado mal dans sa peau, dans sa famille, dans son lycée. On se projète, on se souvient bien sûr. Ce sentiment d’être inadapté au monde qui l’entoure, les scénarios qu’elle se fait sur ce que les autres peuvent bien penser ou ce qui pourrait arriver, ses comportements créés de toute pièce pour éviter le regard des autres, essayer de passer inaperçue.

Je m’arrange pour monter dans le bus parmi les premiers, pour ne pas comparaître devant l’assemblée, pour ne pas parcourir la travée entre les sièges, podium d’un défilé ridicule.

En résumé, une chouette histoire avec des personnages attachants et de bonnes situations mais trop de répétitions et quelques longueurs. Une nouvelle aurait été beaucoup plus forte. Un style un peu particulier avec beaucoup de comparaisons et de métaphores aussi. Mais un moment agréable :-)

Il reste là à me regarder, avec le naturel d’un adulte devant les peurs d’un enfant.

Éditions Pocket, 256 pages – 6,60 euros | Je veux le lire aussi !

Merci aux Éditions Pocket pour cette découverte <3

Les derniers jours de Rabbit Hayes, d’Anna McPartlin

les-derniers-jours-de-rabbit-hayes-avis-chronique-blog-litteraire-anna-mcpartling-cherche-midiAaaaah comme j’ai aimé lire ce livre <3 Une de mes trouvailles du Salon du livre ! Ne vous arrêtez pas à la lecture du résumé qui, je n’en doute pas, risque de refroidir certains d’entre vous. Vraiment, c’est un beau voyage que vous allez vivre, croyez-moi.

Résumé :

On ne profite jamais mieux du présent qu’au moment de s’en aller.

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre.
Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.
Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

Anna McPartlin nous fait partager ces neuf journées si spéciales dans la vie de Rabbit et de ses proches. Mélancolique et drolatique à la fois, Les Derniers Jours de Rabbit Hayes nous entraîne dans un voyage émotionnel intense. À travers une galerie de personnages touchants, ce récit sur le deuil déborde d’un optimisme rare et nous rappelle que, quelles que soient les circonstances, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

Le décor est planté. Dès les premières pages on se sent emportés par un tourbillon d’émotions. Et une fois le nez dedans, l’envie de poursuivre la lecture est plus forte que tout. C’est difficile d’en parler, j’ai juste envie de vous le mettre entre les mains et de vous dire : LISEZ-LE. LISEZ-LE MAINTENANT.

Ce livre est puissant, généreux, bouleversant : je me suis accrochée à ses mots, attachée à ses personnages, le coeur serré et les yeux embués, du rire aux larmes… pour les 9 derniers jours de Rabbit Hayes. Là encore, je n’avais pas envie que l’histoire s’arrête, je voulais rester avec cette famille si parfaitement imparfaite, prête à tout sauf à renoncer.

– Tu es prête ? lui demanda-t-il.
– Non.
– Ça va aller. On va trouver une solution.

On vit ces 9 jours dans la tête, le corps et le coeur de chacun des protagonistes. On passe de l’un à l’autre, découvrant les pensées, émotions, et combats de chacun. Entrecoupé de flashbacks. Le tout avec beaucoup d’humour, et essentiellement composé de dialogues ce qui rend le livre extrêmement vivant. C’est fort, prenant, intense. Beau aussi. Un livre merveilleux comme j’aimerai en lire toutes les semaines ! Vive la vie, vive Rabbit <3

« Johnny, Francie, Louis et Jay, Davey et sa petite soeur Rabbit sont là pour toujours »

Préparez-vous à un grand voyage émotionnel. Un livre à lire absolument !

Le cherche-midi, 464 pages – 20 euros | Je veux le lire aussi !
Les derniers jours de Rabbit Hayes est 
aussi disponible en poche aux Éditions Pocket.

border-emerald

Et voilà, c’est déjà fini ! J’ai hâte de vous parler de mes lectures du mois d’avril et surtout, je pense commencer à vous présenter aussi les sorties littéraires à venir et les livres que je reçois avant de les avoir lu. J’en ai de plus en plus et ça élargit aussi le champs des possibles (en même temps que votre PAL) :-) À suivre donc !

Pour retrouver les chroniques des mois précédents, c’est par ici :

Je suis aussi sur :
Facebook – Twitter – Pinterest – Instagram
*New* Youtube

(oui j’aimerai bien réaliser aussi des chroniques sur Youtube, enfin peut-être)

5 Comments

  • Reply Kamouna 25 mai 2016 at 7 h 26 min

    Un grand merciiii pour m’avoir fait découvrir et donné envie de lire les derniers jours de Rabbit Hayes. Un livre chargé d’émotions qui fait rire et pleurer en même temps!
    Go go go les 52 livres en 52 semaines <3

    • Reply Julie @ Formally Informal 26 mai 2016 at 10 h 50 min

      3 choses qui me font plaisir Kamouna : ton commentaire, que tu aies lu ce livre… et qu’il t’aie si plu ! Un grand merci à toi aussi :-)
      A très vite pour de nouvelles lectures #52livres :-)

  • Reply #52livres : 4 nouveautés dont 1 OVNI et 1 coup de coeur – Formally Informal by Julie Duval 29 août 2016 at 18 h 40 min

    […] entre Johnny et Rabbit dans Les derniers jours de Rabbit Hayes (énorme coup de coeur aussi – ma chronique). Pas aussi bien que ce à quoi je m’attendais mais un livre sympa quand même. Un peu […]

  • Reply Défi #52Livres : 100% Pocket – Formally Informal by Julie Duval 1 février 2017 at 12 h 34 min

    […] #52livres – Mars | 4 nouvelles lectures à ajouter à votre PAL ! […]

  • Reply Petites surprises sur le chemin du bonheur, une agréable surprise ! – Formally Informal by Julie Duval 18 octobre 2017 at 8 h 18 min

    […] lecture m’a rappelé deux livres que j’aime beaucoup : Les derniers jours de Rabbit Hayes et Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Avec deux références comme celles-ci, je ne […]

  • Leave a Reply