Art, musique & littérature

#52livres : 4 nouveautés dont 1 OVNI et 1 coup de coeur

4 juillet 2016

idees-lectures-blog-litteraire-formally-informal-defi-52-livresQuatrième mois du défi et, bonne nouvelle : je lis beaucoup plus vite ! Enfin bonne nouvelle, je ne sais pas en fait. J’ai toujours aimé prendre mon temps à la lecture. Ce que j’aime le plus ? Fermer le livre et y penser. Penser à ce qu’il s’est passé, à ce qu’il va bien pouvoir arriver, aux personnages, à leur vie et leurs émotions, leurs actions et réactions. Et cette question, qu’est-ce que j’aurai fait à leur place ?

mon-anne-salinger-avis-blogMon année Salinger, de Joanna Smith Rakoff

Je n’ai jamais lu de livre de Salinger. Pourtant, L’attrape-coeurs est présent dans ma bibliothèque. J’ai bien essayé de le commencer, à 17 ou 18 ans, la période idéale paraît-il. Mais je n’ai pas accroché. Du tout. Je ne crois même pas avoir dépassé le premier chapitre. Pourtant, le récit de Joanna Smith Rakoff m’a définitivement donné envie de redonner une chance à ce livre, ou au moins à cet auteur.

Résumé :

New York, fin des années 1990. Joanna, jeune diplômée en Lettres, s’installe à Brooklyn : la bohème, les cafés, les lofts. Elle trouve un poste d’assistante dans une prestigieuse agence littéraire. Chaque jour, elle quitte l’appartement minuscule qu’elle occupe avec son petit ami, pour se rendre sur l’éblouissante Madison Avenue et retrouver L’Agence : ses illustres clients, l’antique dictaphone et la machine à écrire qui trônent encore sur son bureau. Mais aussi, et surtout, sa patronne, une femme de tête aussi fantasque que charismatique… Et le fantôme de Salinger, gigantesque.

Mon expérience le prouve, il n’est pas nécessaire d’avoir lu (et aimé) l’oeuvre de Salinger pour découvrir (et apprécier) ce livre. C’est certainement un plus pour les fans mais, pour nous autres, cela nous fait un point commun avec Joanna, notre héroïne (et auteure), qui est complètement passée à côté des livres de l’auteur, elle aussi.

– Oui, Flaubert, c’est bien joli, mais pour travailler dans l’édition, il faut lire des auteurs vivants.

Elle avait marqué une pause ; je m’étais dit que j’avais mal répondu. Comme toujours, j’aurai dû mieux me préparer. Je ne connaissais rien à l’édition, rien aux agences littéraires, rien à cette agence littéraire-là.

Un récit autobiographique dont l’auteure parle très bien dans cette vidéo (qui, à l’origine, m’a donné envie de lire le livre) :

J’ai démarré ma lecture en trombe, à NYC en plein hiver (dans le livre hein), fascinée par les coulisses du monde de l’édition et, en particulier, de ces maisons prestigieuses qui ont accueillies les plus grands auteurs et qui vivent encore dans un autre temps (celui où les ordinateurs n’existaient pas).

« C’est l’acte d’écrire qui fait de toi un écrivain, m’avait-il expliqué. Si tu te lèves pour écrire tous les matins, alors tu es un écrivain. Ça n’a rien à voir avec la publication. Ça, c’est juste du commerce. »

Et puis, je dois l’avouer, des transitions manquées (où est-ce qu’on est ? qui est-ce ? pourquoi… ah ok on est 2 jours plus tard dans sa maison et non plus au bureau, ok – vous voyez le genre), beaucoup (trop ?) de références littéraires ainsi que quelques longueurs m’ont fait perdre progressivement mon intérêt pour le livre. Je l’ai néanmoins lu rapidement et jusqu’au bout avec plaisir. Oui, c’est une lecture agréable et dont je garde un bon souvenir. A lire en vacances cet été ou dans le métro à la rentrée, particulièrement si vous aimez Salinger, New-York, et le monde de l’édition.

Nous voulions la même chose, pensais-je. Et nous la voulions plus que tout. Une vie d’écrivain.

Editions Pocket, 336 pages – 6,95e | Le commander en ligne

Merci aux Éditions Pocket pour ce bon moment de lecture <3

le-puits-ivan-repila-avis-blogLe puits, d’Ivan Repila

Un livre très court mais puissant, intense même. Un conte cruel et poétique. Un voyage immobile pendant des jours au fond d’un puits avec deux enfants insoumis en chemin pour devenir des hommes.

Résumé :

Deux frères, le Grand et le Petit, sont prisonniers au fond d’un puits de terre, au milieu d’une forêt. Ils tentent de s’échapper, sans succès. Les loups, la soif, les pluies torrentielles : ils survivent à tous les dangers. A leurs côtés, un sac de victuailles donné par la mère, mais ils ont interdiction d’y toucher. Jour après jour, le Petit s’affaiblit. S’il doit sauver son frère, le Grand doit risquer sa vie. Le Petit sortira-t-il ? Le Grand survivra-t-il ? Comment surtout se sont-ils retrouvés là ?

Le Puits est un conte brutal à la fin cruelle et pleine d’espoir. Une fable sur l’amour fraternel, la survie et la vengeance, un roman « qui a mérité sa place au panthéon des Jules Verne, Alain-Fournier et autres Antoine de Saint-Exupéry, selon Zoé Valdés. Un roman indispensable, alors que beaucoup d’entre nous avions déjà annoncé la défaite de l’imagination contre la quotidienneté médiocre et étriquée ».

C’est dur, incisif, violent, rapide, presque indéfinissable. Les chapitres sont courts mais d’une telle densité. Un nouveau monde se crée à chaque phrase comme des naissances multiples. Et cette violence avec laquelle on se confronte au monde, sans filtre, avec laquelle on s’extirpe de l’enfance.

– La rage, ça y est, je crois que je l’ai, dit-il.
– Non. Pas encore.
Le Petit lui lance un regard dépourvu d’amour et lui demande :
– Alors c’est quoi cette colère que je ressens à l’intérieur de moi ?
– Tu deviens un homme, répond le Grand.

J’ai été comme aspirée dans le livre, dans ce récit, dans ce puits. J’ai lu sans toujours tout comprendre, sans toujours savoir ce que je ressentais, comme anesthésiée. Ce n’est qu’après être sortie du puits que j’ai vu le monde tel qu’il était et que sa profondeur m’a frappée.

C’est de penser que, toi, tu puisses mourir qui rend mon monde si petit.

J’y ai souvent pensé depuis. Et je crois n’avoir encore expérimenté ça avec aucun autre livre auparavant. Un ovni, une lecture étrange que je vous recommande vivement, vivement, vivement.

Beaucoup seront forts à ta place. Tu les remercieras quand viendra le moment.

Éditions 10/18, 123 pages – 6,10e | Le commander en ligne

avis-blog-audrey-retrouvee-sophie-kinsella-pkjAudrey retrouvée, Sophie Kinsella

Ça faisait un moment que je voyais cette (jolie) couverture un peu partout et que j’avais (très) envie d’ouvrir ce livre. Pourtant, je ne lis pas souvent de littérature Young Adult et je n’avais jamais lu de livre de Sophie Kinsella non plus, mais les jolies couvertures c’est toujours tentant non ? 😁

Résumé :

Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.
Ça, c’était avant.

Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un oeil nouveau : celui de la caméra.

Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde…

J’aimerai vous raconter ce qui est arrivé à Audrey mais ce serait un spoil terrible puisque la première moitié du livre tourne autour de ce mystère. On joue aux devinettes. Et moi j’aime bien jouer aux devinettes :-) Disons que ça a quelque chose à voir avec notre cerveau de lézard… Mais je ne vous en dis pas plus ! Je vous invite à découvrir ça par vous même. 😉

Voilà ce que je ne suis pas censée faire après un évènement stressant : ruminer. Broyer du noir. Rejouer la scène en boucle dans ma tête. Me sentir responsable des émotions des autres.
Et voilà ce que je fais depuis ma dispute avec Linus : je rumine. Je broie du noir. Je rejoue la scène encore et encore. Je me sens responsable de sa colère.

J’ai adoré la maman dépassée par l’addiction aux jeux-vidéos de son fils, trouvé originale l’idée d’introduire les films d’Audrey sous forme de mini scripts de leur vie de tous les jours et aimé les petits conseils de développement personnels à destination des ados (et des parents) de-ci de-là.

AUDREY (VOIX OFF)
Ça c’est la chambre de Franck. Mais je ne peux pas me rapprocher à cause de l’odeur nauséabonde qui s’en dégage. Je vais donc zoomer.

Ça m’a rappelé l’ambiance de Nos étoiles contraires (que je vous recommande grandement ❤️ – ma chronique) et les moments entre Johnny et Rabbit dans Les derniers jours de Rabbit Hayes (énorme coup de coeur aussi – ma chronique). Pas aussi bien que ce à quoi je m’attendais mais un livre sympa quand même. Un peu « gnangnan » par moment mais avec beaucoup d’humour et fidèle à son étiquette Young Adult.

Éditions PKJ, 304 pages – 17,50e | Le commander en ligne

charlotte-david-foenkinos-folio-poche-avis-blogCharlotte, David Foenkinos

Vient le moment du coup de coeur. Vient le moment où je vais vous parler de Charlotte. Charlotte, la peintre. Charlotte, le livre. Charlotte Salomon.

Résumé :

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» Portrait saisissant d’une femme exceptionnelle, évocation d’un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d’une quête. Celle d’un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

Prix Renaudot 2014. Prix Goncourt des lycéens 2014. J’en ai beaucoup entendu parlé. On me l’a raconté, recommandé. J’ai attendu qu’il sorte en poche pour le lire. Et je commencerai par merci. Merci David Foenkinos pour cette balade saisissante.

Certaines douleurs ne passent jamais.

Charlotte était mon premier Foenkinos (pur hasard mais je constate que c’était pour moi le mois des premières fois). Et, en le refermant, j’ai envie de plonger dans toute son oeuvre (ça tombe bien, La délicatesse et Le mystère Henri Pick sont dans ma PAL ❤️). Écriture fluide, phrases simples, douces, poétiques, oui, Charlotte se laisse lire aisément.

Sans cesse, elle peint dans sa tête.

On assiste, impuissants, à l’installation de la seconde guerre mondiale, Charlotte Salomon prise au coeur de l’Histoire. On sait déjà comment tout ça se termine. On connaît déjà la fin de l’histoire. Mais on poursuit la lecture. Tel un cortège funèbre, une marche macabre. Pour ne pas oublier. Pour se souvenir. Comme pour lui dire qu’elle n’est pas toute seule.

Puisses-tu ne jamais oublier que je crois en toi.

Plusieurs histoires se mêlent et plusieurs époques aussi. D’une tragédie familiale à l’enquête d’un écrivain, de Charlotte Salomon à David Foenkinos, de coïncidences jusqu’à l’entrelacement de leurs vies. Et cette question qui se pose continuellement : croit-on au destin ?

Il a des théories sur le rangement des livres.
Notamment celle du bon voisinage.
Le livre que l’on cherche n’est pas forcément celui que l’on doit lire.
Il faut regarder celui d’à côté.

J’ai été émue, perdue, consternée. Je ne veux pas en dire plus de peur d’en dire trop. Partez à la rencontre de Charlotte, vous ne le regretterez pas.

Est-ce ainsi qu’on devient artiste ?
En s’accoutumant à la folie des autres.

Éditions Folio, 256 pages | 7,10e – Le commander en ligne

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Et voilà ! C’est tout pour aujourd’hui ! Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ❤️ J’espère que certains des livres vous inspirent. Si vous les lisez, n’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé :-)

A venir très rapidement : le début des réceptions autour de la rentrée littéraire !

En panne d’inspiration lecture ? A lire ou relire, les chroniques des mois précédents :

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(oui j’aimerai bien réaliser aussi des chroniques sur Youtube, enfin peut-être)

Confidences

La Vallée village & moi

31 mai 2016

Ça fait un moment que j’ai envie de partager un des derniers shootings que j’ai fait. L’onglet ouvert dans mon navigateur depuis des lustres, les photos sur mon bureau et le temps qui court. Fin de la procrastination ce jour !

valle-village-julie-duval-comedienne-model Lire la suite…

Confidences

Vue à la télé

25 avril 2016

En attendant de me voir dans de la fiction (un jour), 1, 2, 3 raisons de lire cet article : 3 spots dans lesquels vous pouvez me voir en ce moment à la télé ! :-)

Le « en boucle »

Il passe sur à peu près toutes les chaînes ces derniers temps et vous avez été plusieurs à me demander si c’était bien moi qui mettait tout en bazar dans cette jolie cuisine… Eh bien oui, c’est bien moi qui sort tous des placards et qui fait brûler mon repas du soir (pas très éloigné de la vraie vie pour le coup ^^).

Le tout premier

Parce que, bien que ce soit le premier, il passe encore à la télé ! Et, après un grand nombre de castings d’échauffement, quel grand moment ça a été pour moi que de décrocher mon premier rôle dans un spot TV (même pour une petite apparition, oui même quand ça parle de contrôle technique ^^) ! Un bon souvenir et surtout une belle rencontre avec la talentueuse Astrid Roos qui joue en ce moment dans la pièce nominée aux Molières 2016 – s’il vous plaît – de Woody Allen, « Maris et femmes » au Théâtre de Paris. A voir, à voir, à voir !

Le chouchou

Parce qu’il s’agit de recyclage, et que ceux qui me connaissent bien sauront que c’est un des sujets qui me tient le plus à coeur dans la vie. Du coup, c’est très fière que je soigne mon ficus pour parler du réflexe « Cyclamed » : le recyclage de ses médicaments. <3

Et, en attendant de me voir dans le prochain film Garnier, vous pouvez regarder mes autres vidéos sur ma chaîne Vimeo :-)

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Art, musique & littérature, Paris

[Testé & approuvé] Le Whouhaou ! project

9 avril 2016

Whouhaou ! project est un projet audacieux et original, une expérience immersive pour danser, rire et lâcher-prise. Ça se passe en ce moment au Centre Pompidou à Paris et c’est gratuit ! Un vrai bonheur à tester d’urgence (oui c’est jusqu’à dimanche – demain !).

Oser

axelle-lagier-whouhaou-project-centre-pompidou-paris-experience-danse-pic-by-formally-informal-blogVous ne verrez et n’entendrez de ce projet que ce qu’on veut/peut bien en dire. Oui, pour la simple et bonne  raison que c’est une expérience à vivre soi. Une idée, un projet, des rencontres, du culot, en un mot : oser. Lire la suite…