Art, musique & littérature

Petites surprises sur le chemin du bonheur, une agréable surprise !

18 octobre 2017

Comme je suis contente d’écrire ENFIN une chronique sur ce livre que j’ai commencé il y a un moment et puis, la vie. J’ai accouché, déménagé et bien que je l’ai adoré dès le départ, j’ai mis du temps à m’y remettre (on n’est pas fatigués). Une lecture qui fait du bien au moral !

petites-surprises-sur-le-chemin-du-bonheur-monica-wood-kero-avis-blogRésumé :

Un roman lumineux qui fait la part belle à l’amitié et l’espoir.

A 104 ans, Mlle Ona Vitkus pensait en avoir fini avec les sentiments. Mais l’arrivée dans sa vie si ordonnée d’un jeune garçon pas comme les autres va tout chambouler.

Du jour au lendemain, la vieille dame se trouve embringuée au cœur d’une famille en plein tourment, et même dans un road trip inattendu et burlesque. Chemin faisant, elle découvre que la vie lui réserve encore bien des surprises, et, surtout, qu’elle a encore beaucoup à offrir à ceux qui croyaient avoir tout perdu…

 

En lisant le résumé du livre, je ne m’attendais pas du tout à l’histoire que j’allais découvrir. Il y a une énorme surprise dès le départ, que je vous laisse découvrir à la lecture, qui change complètement la donne…

Petites surprises sur le chemin du bonheur, c’est un livre qui parle de (listes de) records en tous genres, de la vie d’une femme de 104 ans, du temps qui passe, de l’importance de nos choix, de la mémoire qui s’efface et des souvenirs qui persistent, d’un « jeune garçon » un peu spécial et de ses parents, des relations familiales, amoureuses, amicales, de la sérendipité, du sens de la vie. Et de voyages. Voyages intérieurs, voyages dans le temps, voyages hors de sa zone de confort. Un livre qui, surtout, nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard.

Le garçon lui confia sa passion pour le domaine des records. Ils étaient assis autour de la table, pour la séance des biscuits en forme d’animaux que le garçon dégustait avec méthodologie : jambes, tête, tronc. Sans jamais varier.
« Pas du genre record sportif, la rassura-t-il. Des records comme… Un, combien de temps peut-on faire tourner une pièce sur elle-même ? Deux, la plus grande collection de mini-crayons. Trois, le poil d’oreille le plus long. » Il reprit son souffle. « Quatre…

La lecture m’a rappelé deux livres que j’aime beaucoup : Les derniers jours de Rabbit Hayes et Le bizarre incident du chien pendant la nuit. Avec deux références comme celles-ci, je ne pouvais que me laisser embarquer. (Si vous ne les avez pas lus, ne cherchez plus, vous avez vos prochaines lectures !)

« Ce n’était pas l’idée que je me faisais d’une famille, lui avait-elle dit en allumant la lampe. La solitude, c’était la dernière chose à laquelle je m’attendais. » C’était un de ces moments où le temps semble s’arrêter. « Je serais aussi bien toute seule, plutôt que de ressentir cette amertume en permanence. Je serais mieux si tu étais vraiment absent, plutôt que virtuellement absent. »
Éreinté par une heure de route sous la pluie, il avait sorti de sa poche la recette du soir : « Je gagne de quoi nous faire vivre, avait-il précisé. Je tiens ma promesse.
– On a besoin de plus que de quoi vivre, on a besoin de vivre tout court », lui avait murmuré Belle.

J’ai beaucoup aimé le style de Monica Wood. Son intrigue m’a happée et j’ai dévoré la première moitié du livre d’un bloc ! Après, j’ai déménagé et j’ai laissé ma lecture de côté quelques semaines. La reprise a été un peu plus compliquée que prévue, peut-être à cause d’un petit coup de mou dans l’histoire (je me pose la question) mais certainement à cause de cette longue pause surtout (cela fait souvent cet effet-là à vrai dire). Toujours est-il que j’ai apprécié la suite, une fois de nouveau dedans, et le livre de manière générale.

On navigue dans les souvenirs d’Ona Vitkus, 104 ans, de l’Europe aux États-Unis, depuis la première guerre mondiale jusqu’à nos jours. Le tout ponctué par beaucoup de références littéraires (avis aux amateurs de lecture), ce qui m’a bien plu. Mais, par dessus tout, je trouve qu’il y a une atmosphère particulière qui se dégage du roman. C’est cotonneux, drôle, touchant, vivant et poétique. Un livre tendre qui réchauffe le coeur. Une lecture qui fait un bien fou. Foncez !

« Ne pense pas, lui conseilla-t-il. Ressens. »

Si vous hésitez encore, vous pouvez lire les premières pages par ici ! :-)

Petites surprises sur le chemin du bonheur de Monica Wood, aux Éditions Kero, 400 pages | 14,99 euros

Un énorme merci aux Éditions Kero de m’avoir proposé de découvrir ce livre ! Un coup de coeur, comme à chaque fois ! (Si vous n’avez pas lu Blonde à forte poitrine, c’est par ici, et À l’ombre des cerisiers, par là)

Image à la une par Pause thé (qui a également chroniqué le livre !)

Art, musique & littérature, Spotlight

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une… Verdict !

2 octobre 2017

Voilà un livre dont j’ai beaucoup entendu parlé, que j’ai beaucoup vu sur les réseaux et sur les étalages en librairies. Un livre dont le titre m’intriguais et que j’avais très envie de lire. Un livre que j’ai failli acheter plusieurs fois en grand format mais sur lequel j’ai finalement sauté dans le cadre du Club de lecteurs Pocket quand il est sorti en poche (merci aux Éditions Pocket pour cet envoi <3). Un moment de lecture complètement… inattendu !

ta-deuxieme-vie-commence-quand-tu-comprends-que-tu-n-en-as-qu-une-raphaelle-giordano-poche-pocket-avis-blog-litteraireRésumé :

– « Vous souffrez probablement d’une forme de routinite aiguë.
– Une quoi ? »

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves…

 

J’ai lu ce livre en deux jours pour faire descendre ma PAL, parce qu’il se lit très vite… et aussi un peu pour m’en débarrasser je dois l’admettre. Ça n’a pas du tout été la révélation attendue. Dès les premiers mots, les premières phrases ça coince, je n’accroche pas. A la fin du deuxième chapitre, je pense sérieusement à abandonner la lecture. L’idée est bonne mais je trouve ça plat, creux, « cheap ». Le style me rappelle ces articles de magazines féminin bas de gamme, les jeux de mots à deux balles s’enchaînent, c’est cliché du début à la fin.

Je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur…

Mais je persévère. La première moitié se déroule sans encombre et j’ai de nouveau un coup de mou au milieu (tentation de refermer le livre, bis). Je suis finalement allée au bout après qu’une autre lectrice m’ait encouragée sur Instagram, me disant que la fin valait le coup (coucou @laurentine_ :)). Et c’est toujours une satisfaction de terminer un livre quoiqu’il arrive :-)

Cela me rappelait la petite histoire sur la persévérance que me racontait souvent mon grand-père.
– Sais-tu qui est cet homme, né dans la pauvreté, et qui a dû toute sa vie supporter la défaite ? Il aurait pu abandonner de nombreuses fois, se trouver mille raisons de le faire, mais ne le fit pas. Il avait une attitude de champion et, à force, il en est devenu un. Et un champion n’abandonne jamais. Enfant, il a été chassé de sa maison. Il a perdu sa mère. A fait faillite une première fois. A ete battu aux élections législatives. A perdu son emploi. A fait faillite de nouveau et mis dix-sept ans à rembourser sa dette. Sa fiancée est morte. Il a traversé une grave dépression nerveuse. A ete battu à la présidence de la chambre des représentant de l’Illinois, élu au congrès mais pas réélu. Il n’a jamais obtenu l’emploi d’agent des terres de son État natal, pour lequel il avait postulé. Il s’est présenté au sénat des Etats-Unis et à ete battu. A présenté sa candidature pour la vice-présidence lors de la convention nationale du parti et a obtenu moins de cent votes. Il s’est présenté au Sénat et a encore ete battu… Cet homme, Camille, c’est le président Abraham Lincoln !

Au final, le seul intérêt de ce livre, à mes yeux, réside dans les conseils de développement personnel insérés au coeur de l’histoire. La narration semble construite autour de ces « trucs et astuces » en très grand nombre (une accumulation presque indigeste parfois). Les conseils sont, pour les amateurs de développement personnel, souvent vus et revus mais un rappel ne fait jamais de mal et j’en ai malgré tout découvert de nouveaux. Je me suis même prêtée au jeu en me posant les questions posées à Camille dans le livre. Et ce même quand il s’agissait d’exercices déjà faits, car nos réponses changent finalement avec le temps. L’auteure regroupe d’ailleurs tous les concepts et exercices à la fin sous la forme d’un « Petit vade-mecum de routinologie » clair et concis.

Le temps en soi n’est pas un problème. Seul le mental peut en être un. Si vous vous persuadez que le temps est un problème, il en sera un. Si, au contraire, vous êtes convaincue que vous réussirez à en dégager, il y a de fortes chances que vous y parveniez. Essayez… Vous verrez, votre cerveau croit ce que vous lui dites.

Ma recommandation ? Sauver ce temps précieux, zapper l’histoire et ouvrir le livre directement page 243 pour aller directement à l’essentiel. Et enchainer avec un Laurent Gounelle (comme celui dont je vous parle ici). Vous aurez le même genre d’histoire et de conseils… mais en mieux.

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano, aux Éditions Pocket, 253 pages | 6,95 euros

Merci aux Éditions Pocket de m’avoir envoyé ce livre :-)

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Confidences

Three hearts, one love

30 septembre 2017

Si vous me suivez sur Instagram, vous connaissez déjà la nouvelle qui va suivre. Je la repartage telle quelle car j’avais envie d’en garder une trace ici. Pour introduire aussi cette envie que j’ai de partager davantage sur ce sujet sur le blog :-)

three-hearts-one-love

Je suis tombée sur cette image et ça a fait tilt. J’ai enfin trouvé les mots qui me manquaient, ceux que je cherchais depuis des semaines.

Three hearts, one love.

Il y a un an j’apprenais qu’un petit coeur battait dans mon ventre. (Oui.) Et depuis 4 mois, je le serre tout contre moi. (Oui oui.) Je suis maman.

C’est loin de l’image parfaite, facile, dorée que j’avais de la parentalité. Loin des clichés de maisons bien rangées, de petits plats fraichement cuisinés et de mamans super stylées.

Les journées filent, le quotidien est complètement différent, les priorités changent mais la magie opère.

Il y a des hauts, des bas, beaucoup de rires, et de fatigue aussi. Et puis il y a l’amour. Cet amour puissant qui prend aux tripes.

Je suis maman. Je m’en rends compte, petit à petit, pleinement. Ça n’est pas inné, pas une évidence, c’est un apprentissage de tous les jours.

C’est dur et c’est beau.

C’est un drôle de cadeau.

#mercilavie

Pour ces deux énormes coeurs qui partagent ma vie, merci. Et pour tous les petits coeurs qui crépitent autour de nous aussi.

Art, musique & littérature

Dites oui à la littérature : la première rentrée littéraire des Éditions de l’Observatoire

4 juillet 2017

Quand j’ai été contactée par les éditions de l’Observatoire pour découvrir leur rentrée littéraire, j’ai d’abord été intéressée car je ne connaissais pas cette maison (qui est née cette année !) puis surprise en allant sur leur site. Quasiment que des ouvrages politiques… Un sujet que je ne traite pas sur le blog, et pour cause, bien que j’aime les documents et essais, je ne lis pas vraiment d’ouvrages politiques au sens propre. Curieuse, je me rends à leur présentation. Et j’ai bien fait car leur rentrée littéraire est tout à fait… littéraire !

Si les documents et essais représentent la majorité des publications de cette maison (avec un premier semestre 2017 très lié à l’agenda politique, comme j’avais pu le remarqué sur le site, mais non représentatif de l’ambition de la maison m’ont-ils dit), les romans font leur entrée dans le catalogue à l’occasion de la rentrée littéraire ! Au programme : quatre livres différents qui invitent tous au voyage. Présentation et impressions. Lire la suite…

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Rentrée littéraire : mes coups de coeur chez Fayard et Pauvert

19 juin 2017

Aaaah la rentrée littéraire ! Ça approche, ça arrive ! Chaque année, qu’on l’attende ou non, impossible de passer à côté de cette avalanche de nouveaux livres. Des titres que l’on a, pour beaucoup, très envie de découvrir… si seulement on avait le temps de tous les lire. Alors, pas le choix (enfin si, trop justement), il faut faire le tri. Première sélection coups de coeur dans ce qui va paraître chez Fayard (et Pauvert !) à la rentrée… et que j’ai hâte de lire !

Coups de coeur

au-nom-des-nuits-profondes-dorothee-werner-fayard-rentree-litteraire-avisAu nom des nuits profondes, de Dorothée Werner

Résumé :

Au début, tout était à sa place. Comme dans les bonnes familles, en parfaite baby-boomeuse, sa mère était passée de fille à papa à femme au foyer. D’abord fière de sa grossesse, et puis désemparée par la maternité. Convaincue de l’infériorité intrinsèque de son sexe, absente à elle-même comme aux autres, elle passait son temps à se plaindre d’un quotidien qui ne valait pas le mal qu’elle se donnait pour le vivre. Et puis tout a volé en éclats. Quelques années ont suffi pour faire basculer l’époque dans l’égalitarisme. Des femmes en tailleur pantalon deviennent cadres supérieurs, adieu victimes geignant au-dessus des casseroles, le mot « émancipation » est sur toutes les lèvres. Alors sa mère veut, comme tant d’autres, rattraper le temps perdu. Envers, contre tout et dans le désordre. L’enfant n’a rien compris, mais elle a tout vu, tout entendu. Et un beau jour, une nuit, elle raconte sa version de l’histoire : ce destin de femme ensorcelée par l’appel de la liberté, à ses risques et périls. Une ode poétique et rageuse, un genre de fable, un roman d’amour trempé dans chaque époque traversée.

Relations mères-filles, génération des baby-boomers, lutte pour l’émancipation de la femme et question de la transmission générationnelle. Autant de sujets qui me parlent et me plaisent, c’est LE livre par lequel je veux commencer ! Lire la suite…

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Écoute-moi bien, de Nathalie Rykiel, une petite « mère-veille »

31 mai 2017

J’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rykiel et de lire les épreuves de son livre qui vient de paraître chez Stock, Écoute-moi bien (mais ça vous le savez déjà si vous me suivez sur Instagram ^^). Un livre intime et très personnel sur les relations qu’elle entretenait avec sa mère. Un livre aussi sur ce que c’est que trouver sa place (surtout quand on vous la désigne). Un livre sur les relations mère-fille, sur ce que c’est que grandir et faire sa vie avec une mère si « dingue, dévorante, fascinante » que l’était est Sonia Rykiel.

ecoute-moi-bien-nathalie-rykiel-livre-fille-sonia-rykiel-avis-blogQuatrième de couverture :

« Je souris, j’y pense, tu te voyais peut-être l’héroïne de mon roman, le roman de ma vie…
En voici une version. C’est ton cadeau. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot maman. On partage. Mon sujet ce n’est pas toi, c’est nous. Nous deux. »

J’ai beaucoup aimé la rencontre avec Nathalie Rykiel, ce qu’elle a dit du livre, d’elle, de sa façon d’écrire, de dire, de raconter. Un style que j’ai retrouvé avec plaisir à la lecture; mention spéciale pour le rythme, particulier, et son écriture parlée.

Etre ensemble c’était la vie.

Le livre s’ouvre sur les funérailles de Sonia Rykiel. Puis laisse place aux flash-backs, à des bribes de souvenirs, de toutes les époques, à la maladie aussi. 20 ans de Parkinson dont 5 ans de « cauchemar ». Nathalie raconte Sonia, et moi je revois mon grand-père. Lire la suite…