Art, musique & littérature

Rentrée littéraire : mes coups de coeur chez Fayard et Pauvert

19 juin 2017

Aaaah la rentrée littéraire ! Ça approche, ça arrive ! Chaque année, qu’on l’attende ou non, impossible de passer à côté de cette avalanche de nouveaux livres. Des titres que l’on a, pour beaucoup, très envie de découvrir… si seulement on avait le temps de tous les lire. Alors, pas le choix (enfin si, trop justement), il faut faire le tri. Première sélection coups de coeur dans ce qui va paraître chez Fayard (et Pauvert !) à la rentrée… et que j’ai hâte de lire !

Coups de coeur

au-nom-des-nuits-profondes-dorothee-werner-fayard-rentree-litteraire-avisAu nom des nuits profondes, de Dorothée Werner

Résumé :

Au début, tout était à sa place. Comme dans les bonnes familles, en parfaite baby-boomeuse, sa mère était passée de fille à papa à femme au foyer. D’abord fière de sa grossesse, et puis désemparée par la maternité. Convaincue de l’infériorité intrinsèque de son sexe, absente à elle-même comme aux autres, elle passait son temps à se plaindre d’un quotidien qui ne valait pas le mal qu’elle se donnait pour le vivre. Et puis tout a volé en éclats. Quelques années ont suffi pour faire basculer l’époque dans l’égalitarisme. Des femmes en tailleur pantalon deviennent cadres supérieurs, adieu victimes geignant au-dessus des casseroles, le mot « émancipation » est sur toutes les lèvres. Alors sa mère veut, comme tant d’autres, rattraper le temps perdu. Envers, contre tout et dans le désordre. L’enfant n’a rien compris, mais elle a tout vu, tout entendu. Et un beau jour, une nuit, elle raconte sa version de l’histoire : ce destin de femme ensorcelée par l’appel de la liberté, à ses risques et périls. Une ode poétique et rageuse, un genre de fable, un roman d’amour trempé dans chaque époque traversée.

Relations mères-filles, génération des baby-boomers, lutte pour l’émancipation de la femme et question de la transmission générationnelle. Autant de sujets qui me parlent et me plaisent, c’est LE livre par lequel je veux commencer !

La nuit est encore jeune-castastrophe-pauvert-rentree-litteraire-avisLa nuit est encore jeune, du collectif Catastrophe

Résumé :

« Ce livre, nous l’avons imaginé comme une promesse faite à nous-mêmes et à ceux qui s’y reconnaîtront. Pas plus un programme qu’un traité ou qu’un manifeste, c’est simplement un rendez-vous donné à notre propre futur. Pour beaucoup d’entre nous, l’idée même de résignation est obsolète. Nos vies, ces anecdotes uniques et non reproductibles, nous aimerions en faire des paris. Après la paralysie du siècle achevé, l’avènement des cultures de masse, le nihilisme bénin de nos aînés, le déclinisme et les cendres, nous renaissons aujourd’hui, fragiles et attentifs à ce qui pourrait arriver dans un monde brutalement redevenu tragique. Il n’y a plus une seconde à perdre et nous le vivons avec joie, comme une chance. C’est un monde où tout est en l’air et où l’espoir se fonde sur le désespoir même, un monde où l’on doute mais où l’on ose, où l’on se découvre des esprits d’araignées connectées et où l’on s’étonne des univers parallèles qui cohabitent dans les rues, où l’Histoire requinque comme un bain glacé et où l’invisible importe et émeut, où l’argent n’est plus rien qu’un moyen et où l’on arrive à allier la distance joueuse de l’ironie à la force nue de l’amour. Cette alliance fondera notre liberté, à laquelle nous tenons par-dessus tout. Nous renaissons alors même que les règles changent et que les visages prennent de nouvelles couleurs. L’avenir est déjà là. N’ayons pas peur. »

Je découvre Pauvert, éditeur de textes insolites, et le collectif « Castastrophe » par la même occasion. Cette « jeunesse 11 septembre », hantée par la mort et loin d’être insouciante, prend la parole, dresse un constat, fait un pari : « profiter de la crise du tremblement pour apprendre à danser ». Ça m’intrigue… beaucoup !

je-m-appelle-lucy-barton-elizabeth-strout-fayard-rentree-litteraire-avisJe m’appelle Lucy Barton, d’Elizabeth Strout

Résumé :

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et pour finir son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers son récit lucide et pétri d’humanité, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente muette et profonde. Publié aux États-Unis en janvier 2016, Je m’appelle Lucy Barton s’est rapidement hissé en tête des ventes et a été salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire.

Oh un dialogue mère-fille. Oui encore un. Un sujet qui me passionne (tu as lu cet article ?) parce qu’il y a tant à dire lire ! Alors quand en plus s’ajoutent des réminiscences de l’enfance, que le personnage principal est écrivaine (oui au féminin) et que l’auteure de ce livre a reçu le Prix Pulitzer en 2009… Tous les ingrédients sont là ! Un roman resté numéro 1 des ventes du New York Times pendant longtemps (et que l’on découvre enfin en français !).

presqu-ile-vincent-jolit-rentree-litteraire-fayard-avis

Presqu’île, de Vincent Jolit

Résumé :

Les souvenirs constitueraient-ils un rempart contre la maladie ? Habitué par des problèmes de santé récurrents aux chambres d’hôpital qui se ressemblent toutes, livré aux mains d’un personnel soignant auquel il est obligé de faire confiance, passif, le narrateur de ce roman ne peut plus compter que sur sa mémoire pour s’arracher à son lit médicalisé, à la lumière des néons, au goutte-à-goutte d’antalgiques. Le corps est immobile, mais l’esprit, lui, peut rejoindre la presqu’île méditerranéenne où il fut si souvent confié à la garde de sa grand-mère, commerçante modeste, bonne perdante au jeu de l’oie et turfiste chevronnée, initiant son petit-fils aux mystères des cotes à trois contre un et des arrivées dans l’ordre. Mais là aussi l’impalpable se mêle aux éléments les plus concrets. De l’agencement des pièces de la maison, de la végétation du jardin, des odeurs de la boutique (une boucherie), ou de la tendresse de cette femme, de sa patience, de son inaltérable disponibilité, qu’est-ce qui a vraiment fait l’enfance ? Quand, inévitablement, la lumière des néons finit par l’arracher à la presqu’île, c’est comme si le narrateur rentrait de voyage. Et l’insoluble question des liens qu’entretiennent corps et esprit s’efface devant une autre : procédons-nous jamais d’autre chose que de nos premiers éblouissements ?

Comment retrouver ses sensations physiques quand on est cloué au lit ? Comment rejoindre les plantes, les couleurs, les parfums de « sa » presqu’île quand on est enfermé dans une chambre d’hôpital ? La magie de la mémoire. Un voyage immobile, ponctué de souvenirs d’enfance, que j’ai très envie de suivre.

L-automne-a-Pekin-boris-vian-pauvert-rentree-litteraire-avisL’automne à Pékin, de Boris vian

Résumé :

À dire vrai il n’est pas question de Pékin dans ce roman, et
d’automne guère plus – mais seulement d’un homme qui, ayant
raté son autobus, se retrouve à construire des voies de chemin de
fer en plein désert.

Ils seront d’ailleurs plusieurs, bientôt, à s’en
mêler : archéologue, médecin, abbé…, chacun venu là pour des
raisons qui restent à élucider mais avec une vision des choses
bien précise, des rêves et des désirs bien singuliers.

Flirtant avec l’absurde de façon aussi drôle que poignante, ce
roman de Boris Vian paru une première fois en 1947 puis une
deuxième en 1956 n’a pourtant jamais connu le succès du vivant
de l’auteur. Mais la postérité lui a rendu justice de manière
éclatante, ce que vient encore confirmer son adaptation en bande
dessinée.

Très très très envie de lire ce livre de cet auteur si connu… que je n’ai pourtant jamais lu encore ! (han)

Marianne et le garcon noir-leonora-miano-pauvert-rentree-litteraire-avisMarianne et le garçon noir, sous la direction de Léonora Miano

Résumé :

« Marianne et le garçon noir veut apporter une parole de l’intérieur sur l’expérience des noirs de sexe masculin dans la France de notre temps, en particulier sur le sol hexagonal. Plus largement, c’est sur la présence noire que se penche l’ouvrage, afin d’en explorer les particularités dans l’espace français. Les contributions sont de divers ordres, mais elles prennent appui, pour l’essentiel, sur le vécu des auteurs. Le projet est né à la suite de violences policières impliquant des jeunes hommes noirs. Toutefois, j’ai tenu à ce que les rédacteurs aient la liberté de s’écarter de ce sujet pour en évoquer d’autres, comme les relations amoureuses ou le positionnement à adopter vis-à-vis d’une France encore trop souvent hostile, par exemple. À partir du regard posé sur le corps, des fantasmes suscités par lui ou d’autres éléments, l’objectif est de rendre audible une parole sensible et politique, parfois inattendue, tant les représentations transmises depuis des générations sont réductrices. L’influence de Marianne se déployant au-delà de ses frontières déjà complexes – la France étant un grand archipel – il m’a semblé pertinent d’associer à cette prise de parole deux voix subsahariennes. En effet, le garçon noir qui cherche à arracher sa souveraineté aux rets de l’entreprise criminelle connue sous le nom de Françafrique est, lui aussi, concerné. De plus, dans l’environnement mondialisé où les réseaux sociaux abolissent frontières et distances, le sort des noirs en France ne laisse pas indifférent en Afrique subsaharienne. » L.M

Enfin un livre qui parle du racisme en France, ce sujet si tabou, avec une approche différente, à travers plusieurs voix. Un livre que je garderai bien sur ma table de nuit pour le lire, en alternance avec un roman, pour pouvoir mieux y penser.

Lettres-a-Vera-vladimir-nabokov-pauvert-rentree-litteraire-avisLettres à Véra, de Vladimir Nabokov

Résumé :

Tout au long du demi-siècle que dura leur mariage, Vladimir et Véra Nabokov furent rarement séparés. Cela n’empêcha pas Nabokov d’écrire un nombre considérable de lettres à sa femme. La plus grande partie de cette correspondance à sens unique (Véra ayant détruit ses propres lettres) se situe dans les années qui ont suivi leur rencontre, en mai 1923, à Berlin, où leurs familles respectives avaient fui le pouvoir bolchevique. L’obligation pour Véra de partir se soigner dans un sanatorium de la Forêt Noire, la visite de Vladimir à sa famille réfugiée à Prague, son départ pour Paris, où Véra refuse de le rejoindre, puis, plus tard, ses conférences dans le sud des États-Unis sont autant de raisons qui ont suscité ces lettres. On y voit la passion de Nabokov pour sa femme, les bouleversements auxquels tous deux sont confrontés dans leurs vies matérielles et affectives, le dénuement qui est le sien lors de ses débuts à Paris, sa quête d’un refuge pour sa famille en France, en Angleterre ou aux États-Unis, l’intérêt croissant suscité par son oeuvre auprès des éditeurs et d’un public éclairé, l’importance du jugement de Véra sur son travail. Ces lettres, outre ce qu’elles révèlent sur l’homme, nous éclairent sur son travail d’écrivain, son énergie créatrice, la pléthore de sujets qui surgissent, l’intensité de son travail – et laissent entrevoir ce qui constitue la spécificité de son style : sa veine parodique, poétique, virtuose et ses jeux de mots.

J’ai déjà un petit faible pour les romans épistolaires alors quand il s’agit de véritables correspondances, surtout amoureuses, j’ai envie d’en savoir plus ! Même si, il faut bien l’avouer, lire des correspondances, c’est un peu quitte ou double : passionnant pour ce qu’elles peuvent révéler de l’intime et pour ce caractère suranné qu’elles ont immanquablement aussi… ou totalement banales et incompréhensibles sans éclairage contextuel. Je ne connais pas Nabokov… et je me dis que ça peut être une bonne entrée en matière avant de découvrir ses livres !

On arrive à la fin de la sélection… et c’est déjà beaucoup pour un tri ! Est-ce que certains de ces livres vous tentent ?
Vous pouvez découvrir la rentrée littéraire Fayard et Pauvert dans son intégralité (avec interviews des auteurs) ici.
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Écoute-moi bien, de Nathalie Rykiel, une petite « mère-veille »

31 mai 2017

J’ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rykiel et de lire les épreuves de son livre qui vient de paraître chez Stock, Écoute-moi bien (mais ça vous le savez déjà si vous me suivez sur Instagram ^^). Un livre intime et très personnel sur les relations qu’elle entretenait avec sa mère. Un livre aussi sur ce que c’est que trouver sa place (surtout quand on vous la désigne). Un livre sur les relations mère-fille, sur ce que c’est que grandir et faire sa vie avec une mère si « dingue, dévorante, fascinante » que l’était est Sonia Rykiel.

ecoute-moi-bien-nathalie-rykiel-livre-fille-sonia-rykiel-avis-blogQuatrième de couverture :

« Je souris, j’y pense, tu te voyais peut-être l’héroïne de mon roman, le roman de ma vie…
En voici une version. C’est ton cadeau. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot maman. On partage. Mon sujet ce n’est pas toi, c’est nous. Nous deux. »

J’ai beaucoup aimé la rencontre avec Nathalie Rykiel, ce qu’elle a dit du livre, d’elle, de sa façon d’écrire, de dire, de raconter. Un style que j’ai retrouvé avec plaisir à la lecture; mention spéciale pour le rythme, particulier, et son écriture parlée.

Etre ensemble c’était la vie.

Le livre s’ouvre sur les funérailles de Sonia Rykiel. Puis laisse place aux flash-backs, à des bribes de souvenirs, de toutes les époques, à la maladie aussi. 20 ans de Parkinson dont 5 ans de « cauchemar ». Nathalie raconte Sonia, et moi je revois mon grand-père.

« Votre plus grande ambition dans la vie ?
Devenir immortelle et puis mourir… »

Nathalie Rykiel se livre sur l’avant, le maintenant et l’après, sur les coulisses de leur relation, cette relation envahissante qui ne laisse pas beaucoup de place, pas beaucoup d’air. « Ma mère c’était mon enfant, elle m’appelait maman ».

Aujourd’hui je ne suis qu’orpheline et je me sens veuve, encore pleine de toi. Il me manque aussi ce mot, ce mot qui fait défaut à notre langue, peut-être parce que cette douleur est au-delà de l’énonçable, celle d’une mère qui perd son enfant.

Et le récit ne serait pas complet sans évoquer le monde de la mode, la création des collections un peu, la gestion de la maison Rykiel aussi. Et du chemin pour « devenir Nathalie ». Elle qui se retrouve dans la mode par un « hasard ombilical », elle qui a « adoré [sa] vie dans la mode sans aimer la mode ».

Mon sujet ce n’est pas toi, c’est nous. Nous deux. Ce que tu as fait de moi. Ce que je t’ai laissée faire de moi. Ce que j’ai fait de moi. Avec bonheur avec douleur. Comment je t’ai laissé me bouffer et t’installer aux premières loges de ma vie. Et moi, qui ai toujours été au front-row de la tienne.
Tu es bien installée ? Alors on y va. Écoute-moi bien…

Je connaissais peu Sonia Rykiel et je la découvre vraiment à travers ce livre, à travers les yeux de sa fille. Une icône, une femme de pouvoir, égoïste mais tellement généreuse, qui donne et qui prend tout.

Ça ne faisait pas partie de tes intentions de mourir.

J’ai été touchée et fascinée par cette relation mère-fille qui se raconte au delà de ce que l’on connaît / croit connaître de la mère, du couple mère-fille, de l’image publique. C’est simplement l’histoire d’une mère et d’une fille, vue par la fille après le départ de la mère. L’histoire du lien très fort qui les unit et les sépare aussi. Elles s’appellent tous les jours, déjeunent ensemble, habitent dans le même immeuble, juste au dessus l’une de l’autre (Sonia au dessus de Nathalie, comme un rappel doux et violent, permanent. Sonia au dessus de Nathalie, comme sur la photo de couverture du livre).

Je t’ai donné tout mon amour et j’ai pris tout le tien.

Un livre « très difficile à écrire », comme l’a dit Nathalie Rykiel lors de la rencontre. « Je l’écrirais dans 2 ans, je n’écrirai pas la même chose; je l’aurais écrit il y a 3 ans, je n’aurai pas pu l’écrire. Mais à l’instant T, il est ce que je voulais dire ». La mouvance des sentiments et la question de la vérité. Une vision que je partage.

Je la trouve folle ma mère ou inconsciente, ou incroyablement courageuse.

Une vérité très personnelle comme elle l’a également rappelé. « Ma relation avec ma mère, je n’en donne qu’une version, la mienne, et à l’instant T. » Aussi « c’est impossible que tout le monde y trouve son compte ».

Chaque fois que je me raconte l’histoire, chaque fois que je revois la scène, ce n’est jamais exactement la même histoire, jamais exactement la même scène. Mémoire remuante d’une vie gisante…

Et j’avoue être toujours impressionnée par ce genre de récits, très personnels, où les auteurs se livrent beaucoup, racontent l’intime, consciente de tout ce qui se joue, de tout ce qu’on expose, offre au regard du monde, à la critique. Et du courage qu’il faut pour s’affranchir de tout ça. Un témoignage d’amour franc, aux propos inattendus parfois, politiquement incorrects peut-être aussi, mais authentiques.

C’est peut-être le grand mystère de ma vie, imaginer l’après toi. Oui, j’ai dit à Y, j’aurai ce courage bien sûr, écrire sur ma mère et avant qu’elle soit morte, et je sais mieux que personne que ça lui plaira, au-delà de tout, de tout ce que je pourrais dire, que je parle d’elle.

Un livre pour ceux qui aiment la maison Rykiel et sa créatrice, ou qui voudraient en savoir plus, pour les amateurs de mode, et surtout pour toutes les mères et les filles, sur ces relations que l’on sait si complexes.

Dis quand reviendras-tu, maman.

En ce qui me concerne, ce n’est certainement pas le dernier livre de Nathalie Rykiel que je lirai !

Utsuroï

Ce dernier mot, vous le découvrirez à la fin du livre, avec sa (très belle) signification. <3

Bonne lecture ! (Psst les premières pages du livre sont disponibles en lecture ici !)

Écoute-moi bien, de Nathalie Rykiel, aux éditions Stock, 144 pages | 17 euros

Un grand merci aux Éditions Stock d’avoir organisé cette rencontre et pour cette lecture en avant-première <3
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Art, musique & littérature, Se mettre au vert

Vivre autrement : des livres pour changer le monde #2

16 mai 2017

Après Se changer, changer le monde, j’avais envie de partager un livre coup de coeur qui soit moins concret et plus poétique… Et j’ai tout de suite pensé au Papalagui !

papalagui-erich-scheurmann_avis-blog-litteraireLe papalagui

C’est une amie qui m’a recommandé ce livre alors que j’étais en vacances chez elle (merci Julie <3). Une lecture qui m’a tout de suite plu : je me suis procuré le livre très peu de temps après… et le garde depuis près des yeux (et du coeur) pour en retirer régulièrement (bien que pas assez souvent – pourquoi est-ce que ça ne rentre donc pas ?) la substantifique moelle.

A la façon d’un « Voyage en terre inconnue » mais en sens inverse, Touiavii, le chef de la tribu de Tiavéa, a parcouru le monde à la rencontre de l’homme « civilisé ». Ses propos ont été recueillis au début du XXe siècle mais restent pourtant terriblement forts et d’actualité.  Son regard sur notre monde, d’une puissante justesse. La relation au corps, à l’argent, au temps… Balayant de nombreuses thématiques, dont beaucoup font débat aujourd’hui, Le papalagui invite à la réflexion. Ces situations qui nous paraissent normales, courantes, évidentes (comme habiter dans une maison / un appartement ou avoir un travail par exemple), prennent un sens tout autre à travers les yeux de ce chef de tribu des îles Samoa.

Une lecture très enrichissante, qui ouvre l’esprit, avec poésie, et nous amène à repenser le monde avec un esprit neuf. Un témoignage précieux, d’une grande lucidité et d’autant plus intéressant que ce tour du monde organisé avec Touiavii était sensé lui montrer les merveilles de la modernité, l’éblouir sûrement, l’inviter lui et sa communauté au grand changement… Un voyage dont il reviendra avec encore plus de foi en l’importance des valeurs de sa tribu.

Un voyage qui me donne profondément envie de visiter les îles du Pacifique, aussi…

Un petit bijou à mettre entre toutes les mains, pour retrouver du sens. A lire au moins une fois… et que l’on ne se lasse pas de relire… en quête d’essentiel.

Le papalagui aux Éditions Pocket, 154 pages | 5,95 euros

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Art, musique & littérature, Spotlight

No home, de Yaa Gyasi, énorme coup de coeur !

5 mai 2017

Ce livre. Ce livre qui trônait dans ma PAL (pile à lire mais vous le saviez déjà n’est-ce pas ?) depuis plusieurs semaines. Ce livre que j’ai fait attendre. Ce livre et sa si jolie couverture. Ce livre, quel livre ! Mon premier coup de coeur de 2017 !

yaa-gyasi_no-home-calmann-levy-avis-blogRésumé :

Deux soeurs à la destinée bouleversante.
Trois siècles d’histoire.
« Une réussite éclatante. »
Los Angeles Times

XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.
Navigant brillamment entre Afrique et Amérique, Yaa Gyasi écrit le destin d’une famille à l’arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable.

Il y a des histoires marquantes, des livres dont on se souvient particulièrement, auxquels on repense parfois, que l’on recommande souvent. No home fait partie de ceux-là. Lire la suite…

Art, musique & littérature, Spotlight

Une ombre chacun, de Carole LLewellyn, ou comment des évènements de la vie peuvent nous changer… et nous perdre.

21 avril 2017

Je viens de terminer le premier roman de Carole Llewellyn, et j’ai beaucoup de choses à dire sur ce livre que j’ai aimé lire jusqu’au bout, notamment grâce à sa construction sur deux tableaux !

belfond-une-ombre-chacun-carole-llewellyn-avis-blog-litteraireRésumé :

« Il n’y avait dans ma mort aucune injustice. Je l’avais vue arriver jusqu’à moi avec une froide évidence. »

Rescapée d’un enlèvement quand elle était enfant, Clara, 30 ans, mène désormais à Paris une vie confortable avec son mari, Charles. Pourtant, lorsqu’il lui demande un enfant, elle décide de partir sans laisser de trace.
Homme d’affaires occupé, Charles loue les services de Seven Smith, un ancien Marine, afin de retrouver son épouse. Pour le soldat américain, que la fin de la guerre a laissé sans but, la quête de cette femme disparue est une occasion inespérée d’exister à nouveau.
À travers l’Europe, Clara et Seven vont partir à la recherche de vérités sur eux-mêmes qui altéreront pour toujours le sens de leurs vies.

Ah ce résumé ! Je trouve qu’il en dévoile un peu trop, car tout ça se met en place dans les premiers chapitres du livre, après une belle entrée en matière avec un superbe prologue… que j’ai dû relire après quelques pages pour bien comprendre ce qui était en jeu. Et c’est bien ça qui m’a plu (vous comprendrez) ! Tout n’est qu’une question de point de vue. La mort n’a-t-elle pas plusieurs visages ?

Identifiez les jours sans. Ce sont ces jours-là où une erreur machinale vous coûtera la vie.

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Confidences, Sport, beauté & bien-être, Spotlight

Eh, ça te dit qu’on fasse du yoga ensemble ?

19 avril 2017

Parce que oui, après plusieurs formations et un an de cours privés dans les jambes, les bras et le coeur, je vais proposer des cours de yoga à Paris dès la rentrée !

Du yoga, oui mais quel style ?

Parce que, pour être honnête, au début, pas facile de s’y retrouver entre le Hatha, le Vinyasa, l’Ashtanga, le Kundalini yoga et j’en passe (si vous avez déjà cherché un cours de yoga, vous voyez de quoi je parle ^^)… et pour cause, il y a presque autant de styles de yoga différents que de personnes différentes !

J’ai moi-même pas mal testé et tâtonné avant de trouver des cours, styles & professeurs où je me sentais vraiment bien. Et chaque cours pris avec un professeur différent… était lui aussi unique à sa manière ! Parce que le professeur met de lui dans son enseignement et aborde les choses à sa manière (vous vous souvenez sûrement de ces profs à l’école qui vous ont fait adoré ou détesté les maths), deux cours de Hatha Yoga ne se ressembleront pas par exemple.

Alors, si vous avez eu une mauvaise expérience du yoga, ne vous dites pas que ce n’est pas pour vous. Ce n’était simplement peut-être pas ce professeur ou ce style qu’il vous fallait :-)

Premiers pas d’un voyage initiatique

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La vie est un voyage (ça fait phrase à deux balles comme ça, mais c’est vraiment ce que je ressens !) et plutôt sur des petits chemins de campagne que sur une autoroute en ce qui me concerne. J’avance de découvertes en rencontres, qui m’ouvrent sur des chemins insoupçonnés et inattendus… qui construisent celle que je suis aujourd’hui. Pas la même qu’hier ni celle que je serai demain.

Le yoga a presque tout de suite été une révélation. Je dis presque parce que j’ai suivi mon premier cours en 2008, en même temps que mes études et mon travail. Mais ce n’est qu’en 2014 que j’y suis revenue… frappée cette fois de passion. Je comprenais le pourquoi, je voyais le comment, j’en ressentais les bienfaits, j’étais présente, j’étais là, j’étais bien. Lire la suite…